La « médaille » du baron de Fouencamps et l'iconographie de la Vierge à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

 La diffusion de la dévotion et de l'iconographie de Notre-Dame de Montaigu

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Nous avons lancé des appels de collaborations aux recherches auprès de plusieurs personnes et institutions desquelles nous attendons des informations plus élaborées au sujet de la Vierge originale de Notre-Dame-de-Montaigu à Sherpenheuvel. Avec divers outils de recherches et collaborations (Johann G. ROTEN, Mary Page) nous avons repéré des publications que nous n'avons pas encore pu consulter  :

Dechers, J., Wondadig beeld van Onze-Lieve-Vrouw van Scherpenheuvel, Loven, 1859.

Gyselinx, André, « Montaigu, La Ville de Notre Dame », La Voix de Beauraing, Notre Dame au Coeur d'Or, 63, n° 21 (1996), p. 28-32.

Hallfahrt im Reinland, hrsg. Amt für Rheinische Landerkunde..., Köln, 1981.

Huvane, Bernadette Mary, Wenzel Coebergher, Theodor Van Loon and the Pilgrimage Church At Scherpenheuvel (Netherlands), thèse de Ph.D., New York, Columbia University, 1996.

Pallemaerts, J. F., Histoire de Notre Dame de Montaigu, Anvers, 1936-1937.

Weddingen, A. von, Notre Dame de Montaigu, Paris, 1879.

Begg 1996 fournit plusieurs détails sur Notre-Dame de Montaigu : 30,5 cm, en chêne, couleur argent-gris foncé. On y faisait des pèlerinages à un chêne cruciforme sacré depuis 1200, tel que documenté en 1304 par Lodewijk van Velthem, un prêtre de Zichem (Shechem était l'endroit où Joshué avait conclu son Alliance). Vers 1415 (1405 selon Huet 1995 ), un berger qui passe pas là constate que la statue était tombée. En essayant de l'emporter il est écrasé par son poids jusqu'à ce que son maître vienne la remettre à sa place. Le petit sanctuaire qui y avait été bâti est détruit durant la révolte contre les espagnols en 1568. En 1604 l'évêque d'Anvers fait couper l'ancien chêne qui soutenait la statue miraculeuse. On s'en sert pour sculpter plusieurs petites statues. Celle de Montréal est donc probablement postérieure à 1604. Une nouvelle église est construite à Montaigu-Scherpenheuvel par l'archiduc Albert le Pieux (1559-1621) en 1609-1627. La Vierge est couronnée en 1872 et l'église élevée au rang de Basilique en 1922. Des reliques du chêne sont conservées sous l'autel et une grande réplique de l'arbre s'élève au-dessus vers le dôme. Ce sanctuaire est situé en Belgique dans l'arrondissement de Louvain (Leuven), dans le Brabant (Hageland), à mi-chemin entre les villes d'Aarschot et de Diest.  

Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, avant 1405-1415 selon la tradition, chêne, 30,5 cm, Belgique, Brabant-Hageland, Basilique de Montaigu-Scherpenheuvel-Zichem, arondissement de Leuven-Louvain.
Basilique Notre-Dame-de-Montaigu / Onze-Lieve-Vrouwbasiliek, Rozenkranslaan 9, 3270 Scherpenheuvel-Zichem, Brabant-Hageland, Belgique.

Huet 1995 nous informe que le très vieux chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel était vénéré depuis les Celtes, les Francs et les Germains et qu'il servit de matière première à la confection de plusieurs sculptures de la Vierge de Montaigu qui furent distribuées à Bruxelles, Malines et Anvers, mais aussi en France, Italie, Espagne et Canada. Il serait important de constituer un catalogue raisonné illustré de ces Vierges afin d'établir des comparaisons avec celle de Montréal. On en trouve plusieurs exemplaires en France.

   

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1505 - Mansuy Gauvin, Notre-Dame de Bon Secours, 1505, l'originale aurait été sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, dimensions inconnues, France, Nancy (Meurthe-et-Moselle), Église Notre-Dame-de-Bon-Secours. Derrière l'autel de l'église du même nom construite par René d'Anjou en commémoration de la victoire sur la Bourgogne de Charles le Téméraire en 1477. Église reconstruite par le roi Stanislaus le Magnifique de Pologne qui s'y maria. Drochon (J.E. Drochon, Histoire illustrée des pélerinages français de la Très Sainte Vierge, Paris, 1890) suggère que la statue disparut à la Révolution et qu'elle fut refaite à partir de gravures. PROBABLEMENT UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 206). Cette Vierge est donc antérieure à l'abattage du chêne de Montaigu-Scherpenheuvel en 1604. Nico T. en donne la description suivante : « La Vierge est représentée protégeant de son manteau vingt petits personnages. » C'est donc une Vierge de miséricorde très différente de l'iconographie de la Vierge à l'enfant Jésus au globe de Montréal. Voir aussi ces articles dont nous n'avons pas encore obtenu copie : J. Ostrowski, « L'église Notre-Dame de Bonsecours à Nancy », Le Pays Lorrain, vol. 26, n° 1, 1975, p. 26-37, 9 fig. ; J. Van Hees, « De la collaboration probable de Mansuy Gauvain au tombeau de Hugues des Hazards à Blénod-lès-Toul », Le Pays Lorrain, vol. 58, n° 4, 1977, p. 177-188, 5 fig..

1500-1599 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu (statuette), 1500-1599, dimensions inconnues, France, Provence-Alpes-Côte d'Azur. (Palissy)

1602 - Anonyme, Notre-Dame de l'Ermitage, 1602, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, 13 cm, France, Mièges (Jura).

Avait été précédée d'une statue en argent, qui elle-même avait remplacée un culte de divinités païennes. Sauvée à la Révolution. Plusieurs guérisons miraculeuses. PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE, mais non considérée comme tel par les autorités locales (Begg 1996, p. 201).

Collaboration du Père Laurent Bongain pour les photographies et le texte.

La première mention de la vie chrétienne dans le val de Mièges remonte au VIe siècle, en lien avec les moines d’Agaune (St Maurice en Valais). En 852 : un prieuré est dépendant de l’abbaye de St-Oyend de Joux (Saint Claude). À partir de 1083, les moines de Cluny développent les pèlerinages à Notre Dame de Mièges.

En 1482, un chevalier voulant étancher sa soif dans une petite source près de la Serpentine, aperçut au fond de l’eau un objet brillant. C’était une statue d’argent représentant la Vierge Marie. Il la porta à l’église paroissiale, mais le lendemain, elle fut trouvée au lieu-dit « La Corvée ». C’est là que ce chevalier fit aussitôt construire un oratoire.

La chapelle est cronstruite en 1609. En 1613, le père Carlier apporte une statuette sculptée dans le bois du chêne miraculeux de Montaigu en Brabant (Belgique). Il s’installe ici et devient le premier ermite d’une lignée qui se perpétue jusqu’à ce jour. Depuis cette époque, ce lieu a toujours été orienté vers la prière, le recueillement et les pèlerinages.

Cette statue aurait été couronnée dans les années 1936. La chapelle et tout l'ensemble du batiment fait l'objet, depuis l'automne 2008, de travaux importants de restauration et aménagement.


Vers 1604 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, vers 1604, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, dimensions inconnues, ancienne chapelle Notre-Dame de Montaigu du monastère primitif de Berlaymont, aujourd'hui sous l’autel de Notre Dame de Montaigu à la chapelle Maes de la Cathédrale Saints Michel et Gudule à Bruxelles.

Collaboration de Charles Gielen pour les photographies et le texte d'après sa correspondance et ce site web.

L'ancien monastère de Berlaymont, fondé par Marguerite de Lalaing, comtesse de Berlaymont et vicomtesse d'Ervillers (1574-1650), avait des liens avec Notre Dame de Montaigu.

L’Infante Isabelle avait fait sculpter une statuette dans le bois du chêne à l’origine du culte de Notre-Dame du chêne ou Notre-Dame de Montaigu. Il s'agit d'Isabelle-Claire-Eugénie de Habsbourg (1566-1633) qui fut duchesse de Bourgogne, souveraine des Pays-Bas catholiques de 1598 à 1621, conjointement à son mari et cousin l'archiduc Albert. Cette sculpture doit donc dater vers 1604, date où le chêne fut abattu.

La sculpture fut donnée à la Comtesse de Mancessidor qui la céda à Madame de Berlaymont. Elle ornait la petite chapelle solitaire du jardin du monastère primitif de Berlaymont qui était dédiée à Notre-Dame de Montaigu. Selon la tradition, il s’agirait de la première des statuettes taillées dans le chêne miraculeux.

La comtesse Marie d'Oyenbrugge, dite de Duras, fut la première supérieure (prévôte) du couvent de 1628 à 1641.

Ce portrait la représente avec la statuette en arrière-plan dans son premier écrin.

La communauté des sœurs de la Congrégation Notre-Dame des chanoinesses de Saint Augustin du Monastère de Berlaymont à Waterloo a déménagé en maison de repos à Uccle en 2008. La statuette a alors été rachetée par un mécène anonyme qui la confia à la Fondation Roi Baudouin. Elle fut transférée sous l’autel de Notre Dame de Montaigu dans la chapelle Maes de la Cathédrale Saints Michel et Gudule à Bruxelles, à quelques pas de l’emplacement du premier monastère (illustré sur ce plan du XVIIe siècle) qui fut détruit lors de la Révolution française.

1610 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, 1610, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, dimensions inconnues, France, Montciel [Lons-leSaunier] (Jura). Culte établi en 1610. Statue enlevée à la Révolution et retournée en 1832. A empêché une épidémie de choléra en 1854. PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 202) ?

1613 - Jean Brange de Salins-les-Bains (Franche-Comté), Notre-Dame de Gray, dite Vierge de Montaigu (Palissy) ou Notre-Dame Libératrice (Begg 1996, p. 190), 1613, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, 11 cm (Begg 1996, p. 190) ou 14,5 cm (Palissy), France, Gray (Haute Saône). PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 190) ?

Louis [Rigeois ?] imprimeur du Roy du Parlement et de la Cité Royalle, Besançon, L'Image miraculeuse de la S. Vierge qui repose dans l'Eglise des RR. PP. Capucins de la Ville de Gray en Franche Comté (détail), date inconnue, gravure, dimensions inconnues, collection inconnue. Souce : Palissy.

Les dimensions, date et iconographie de cette Vierge la rapprochent de celle de Montréal. Elle aurait été sculptée en 1613 par Jean Brange de Salins-les-Bains (Franche-Comté), à partir d'un morceau de chêne de Montaigu en Brabant qui avait été rapporté la même année en Franche-Comté par une Salinoise, Jeanne Bonnet. La statuette fut léguée à Rose de Bauffremont femme du gouverneur de Gray, Jérôme d'Achey, avant d'être donnée en 1616 au couvent de capucins de Gray, où elle se signala par une suite ininterrompue de miracles. Après la Révolution la statuette fut remise à l'église paroissiale de Gray et une chapelle lui fut consacrée en 1807. À cette occasion, un donateur lui offrit un sceptre en or, remplaçant l'ancien en bois, ainsi que les trois pierres semi-précieuses ornant le socle. Lors des fêtes du couronnement de Notre-Dame de Gray en 1909, deux petites couronnes en or prirent place sur les têtes de la Vierge et de l'Enfant Jésus. Elles paraissent avoir été fabriquées par l'orfèvre Joseph Armand-Calliat de Lyon (Palissy).

1613 - Anonyme, Notre-Dame de Jussey, 1613, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, 7 cm, France, Église de Jussey (Haute Saône). Debout, couronnée, tient l'Enfant dans sa main gauche et une épée dans la droite. Sauvée à la Révolution. VIERGE NOIRE RECONNUE (Begg 1996, p. 192 ; aucune information dans Palissy ; collaboration du Rev. Johann G. ROTEN pour la photo tirée de Pallemaerts 1936-1937).

1613 - Anonyme, Notre-Dame des Malades, 1613, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, 13 cm, France, Ornans (Doubs), Église de Saint-Laurent. Fabriquée pour une maison de lépreux. VIERGE NOIRE RECONNUE mais considérée comme une Vierge brune par les autorités locales (Begg 1996, p. 208 ; aucune information dans Palissy ; collaboration du Rev. Johann G. ROTEN pour la photo tirée de Pallemaerts 1936-1937).

Vers 1628 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, date inconnue, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, dimensions inconnues, France, Tournon (Ardèche). PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 229, qui réfère à M. Durand-Lefebvre, Étude sur l'origine des Vierges Noires, Paris, 1937) ? Cette sculpture pourrait-elle être contemporaine de l'établissement d'un lieu de pèlerinage à Notre-Dame de Montaigu à Tournon en 1628 (Source obtenue grâce à la collaboration de Francine Bernier le 16 mai 2002) ?

1630 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, 1630, bois taillé, doré, peint, polychrome, H.193 cm, l. 67 cm, P. 40 cm, France, Valréas (Vaucluse), Église paroissiale. Vraisemblablement la statue autrefois vénérée dans la chapelle, consacrée en 1616, des capucins de Valréas. En 1630, à l'issue de l'épidémie de peste de 1629, les capucins proposèrent aux habitants de Valréas la protection d'une image de Notre-Dame de Montaigu qui fut l'objet d'un regain de dévotion après le voeu de 1730. Installée dans l'église paroissiale de la ville en 1792. La main droite de l'Enfant, dont l'index et le majeur sont tendus, est soutenue par celle de la Vierge. Statue posée sur un socle sculpté en bas-relief d'une tête d'ange ; très nombreuses coutures ; décor d'étoiles et de fleurs de lys gravé en faible relief et doré sur le manteau de la Vierge. Bois très vermoulu ; dorure et polychromie presque disparues ; une partie du socle a été remplacée. Inscriptions : date et lettres peintes en brun avec des rehauts blancs sur la face du socle « 1630 (ou 1680 ?) » ; au dessus de la tête d'ange date « 16. 2 [?] » ; au-dessous lettres N, M et P séparées par des losanges sur la base de ce socle (Palissy).

Avant 1635 - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, avant 1635 , sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, 10 cm, France, Bargemon (Var). Guérit les aveugles et ressuscite les enfants noyés. Sauvée à la Révolution. PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 173) ?

« La chapelle de Montaigu fut érigée en 1609 par la confrérie des pénitents blancs sous le vocable de l'Annonciation. Elle prend en 1635 le nom de Notre-Dame de Montaigu en raison d'une statuette miraculeuse de la Vierge apportée de Montaigu en Belgique (Scherpenheuvel) (Collaboration de Laurence Bailleul, 4 novembre 2006, référence au site web de Bargemon, section Monuments & curiosités, d'où provient l'image ci-contre). »

1600-1649 - Anonyme, Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Montaigu (statue), 1600-1649, dimensions inconnues, France, Provence-Alpes-Côte d'azur (Palissy).

1600-1699 - Anonyme, Coffret reliquaire d'une Vierge de Montaigu, 1600-1699, dimensions inconnues, France, Franche-Comté (Palissy).

1600-1699 - Anonyme, Vierge à l'Enfant, dite Notre-Dame de Montaigu (statuette), 1600-1699, dimensions inconnues, France, Franche-Comté (Palissy).

Avant 1700 - Anonyme, Notre-Dame de l'Ermitage, avant 1700, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, dimensions inconnues, France, Arbois (Jura) au sommet de la colline de l'Ermitage à l'extérieur de la ville. Rapportée par un soldat vers 1700. Cachée à la Révolution par un hermite. Redécouverte en 1856. Un ancienne statue de Notre-Dame de Montserrat du XVe siècle a disparu de cet endroit. VIERGE NOIRE RECONNUE (Begg 1996, p. 168 ; aucune information dans Palissy ; collaboration du Rev. Johann G. ROTEN pour la photo tirée de Pallemaerts 1936-1937).

1700-1799 - Anonyme, Reliquaire de Notre-Dame de Montaigu, 1700-1799, dimensions inconnues, France, Franche-Comté (Palissy).

1800-1824 - Anonyme, Reliquaire de Notre-Dame de Montaigu, 1800-1824, dimensions inconnues, France, Provence-Alpes-Côte d'azur (Palissy).

Date inconnue - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, sculptée dans un morceau du chêne miraculeux de Montaigu-Scherpenheuvel, date inconnue, dimensions inconnues, France, Charlemont (Ardennes). PEUT-ÊTRE UNE VIERGE NOIRE (Begg 1996, p. 179) ?

Date inconnue - Anonyme, Notre-Dame de Montaigu, date inconnue (XIXe ou XXe siècle ?), collaboration from Chris Parry Collection, Australia : « It is about 8 inch high, made of reasonably good quality metal and appears to be nickel plated. At her feet is written "N. D DE MONTAIGU" and on the rear of the base is the Sacred Heart. »

Cet inventaire préliminaire des Notre-Dame de Montaigu nous permet de conclure que cette appellation relève avant tout de l'origine du bois de chêne et d'aspects dévotionnels. Les quelques images glanées présentent en effet des types iconographiques très différents les uns des autres. Aussi longtemps que nous n'aurons pas une image de la sculpture originelle de Montaigu-Scherpenheuvel sans ses vêtements, nous ne pourrons que spéculer sur les filiations esthétiques et morphologiques des sculptures issues de la dissémination de cette dévotion.

« We have a series of Montaigu representations. They are all sumptuously dressed allowing only for hands and face to be visible. This comes as no surprise: the apparel (including change of color or sumptuousness according to liturgical seasons) is part and parcel of this type of image. The statue would never be publicly presented without the vestment (collaboration de Johann G. ROTEN, Mary Page) ! »

Âme de bois et vêtements de Notre-Dame de Lorette (Porter 1986, p. 263).

Une autre aura de mystère entoure ces Vierges, c'est leur identification à titre de Vierges noires.

 

web Robert DEROME

La « médaille » du baron de Fouencamps
et l'iconographie de la Vierge
à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours