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| Program > 19th Century Philosophy of Science |
| Programme > La philosophie des sciences au XIXe siècle |
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Jean Leroux (Université
d'Ottawa) De la vérité en sciences. Considérations sur la tradition épistémologique du 19e siècle |
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Nous
voulons indiquer comment les conceptions de la physique élaborées
par la tradition épistémologique des « savants-philosophes »
tels Hermann von Helmholtz, Heinrich Hertz et Henri Poincaré, ont
fait l’économie de tout concept de vérité en science qui ne soit
pas de teneur pragmatique. En particulier, la notion de vérité-correspondance
était expressément absente de ces conceptions. Nous soulignerons
d’abord l’influence du criticisme kantien en ce qui concerne
l’attitude fondamentale de ces auteurs face à la notion de vérité.
Nous ferons ensuite allusion à trois développements qui ont orienté
l’épistémologie vers une image de la science qui n’offre aucune
prise à la notion de vérité-correspondance: a) l’adoption par
Helmholtz d’une conception des sensations en tant que signes, et sa
généralisation à la théorie physique entière accomplie par Hertz,
b) les études sur les fondements de la géométrie dans les dernières
décennies du siècle et les leçons conventionnalistes qu’en a tiré
Poincaré, et c) les développements de la théorie physique même
durant la dernière moitié du 19e siècle qui ont incité à
concevoir celles-ci comme de simples descriptions (et non comme des
explications) des phénomènes naturels. Nous suggérons enfin que ces
développements ont marqué un processus de désontologisation de
l’image scientifique du monde, à tout le moins dans la mesure où
il est considéré que la notion (d’allégeance réaliste) de vérité-correspondance
n’est aucunement prédicable de cette image.
Département
de philosophie
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