LE CONTEXTE GLOBAL D'APPARITION
DE LA PSYCHOLOGIE COMPORTEMENTALE

2003-09-01 * 1, pour la dernière révision ; © Jean Bélanger (belanger.jean@uqam.ca) ; http://www.er.uqam.ca/nobel/r30034/PSY4180/doc/contexte.html


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INTRODUCTION

POURQUOI ÉTUDIER LES THÉORIES RIVALES DE L'ESPRIT

LES DISCIPLINES INTELLECTUELLES

PHILOSOPHIE DE L'ESPRIT

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INTRODUCTION

Ce cours présente l'approche comportementale ou béhavioriste en psychologie. Pour comprendre cette approche, il faut d'abord la situer parmi les autres approches de ce que sont ces phénomènes qu'on dit « psychologiques ». La première partie de ce cours sera donc consacrée à l'étude de diverses conceptions de ces phénomènes psychologiques.

Puis, une deuxième partie du cours montrera l'origine et l'évolution de l'approche comportementale. Nous y verrons diverses théories comportementales. Il est impossible de présenter toutes ces théories dans le cadre de ce cours. Le choix des théories présentées et la façon de les présenter répondent à plusieurs objectifs. Un premier objectif est de n'utiliser dans ce cours d'introduction que des textes rédigés en français, ce qui limite sérieusement le choix comme je l'ai indiqué dans la page Web des références. Un deuxième objectif est d'éviter, autant que possible, la répétition des contenus du cours avec celui d'autres cours du programme. Un troisième objectif est de présenter des théories qui offrent des aspects différents, contrastés, et aujourd'hui moins connus ou moins populaires, de l'approche comportementale. Un quatrième objectif est de présenter les théories dans le cadre où elles sont les plus faciles à comprendre (c'est pourquoi, par exemple, les approches skinnérienne et cognitives-comportementales seront surtout présentées dans la dernière partie, celles des applications de l'approche).

Ensuite, la troisième partie du cours présentera les principaux concepts de l'approche comportementale et les critiques qui lui ont été adressées. L'examen de ces concepts, de leurs critiques et la réponse comportementaliste à ces critiques permettront d'approfondir des dimensions importantes de l'approche.

Enfin, la quatrième et dernière partie du cours montrera les applications et les conséquences de l'approche dans deux grands domaines d'application, le milieu scolaire et le milieu "clinique".

POURQUOI ÉTUDIER LES THÉORIES RIVALES DE L'ESPRIT DANS UN COURS DE PSYCHOLOGIE COMPORTEMENTALE ?

La comparaison de théories différentes et rivales est un bon moyen de comprendre

  • ces théories,
  • les critiques que ces diverses théories rivales s'adressent les unes les autres,
  • que les béhavioristes adressent aux théories rivales, béhavioristes ou non béhavioristes,
  • que les théories non béhavioristes adressent aux théories béhavioristes,
  • et les réponses des béhavioristes à ces critiques
  • Les présupposés culturels, idéologiques ou religieux d'un milieu influencent la réception d'une théorie dans ce milieu. Or notre milieu intellectuel est imprégné de présupposés religieux chrétiens (l'existence d'une âme immatérielle et immortelle qui « anime » notre corps matériel et mortel), de présupposés philosophiques (l'existence d'un esprit pensant et libre, le dualisme de la matière et de l'esprit, l'écart entre l'être humain et les autres espèces animales, etc.). Enfin, la dernière source d'influence tient dans le milieu idéologique de notre culture, c'est-à-dire des croyances populaires, comme celles de la supériorité de l'espèce humaine, de l'influence de l'esprit sur le corps, de la primauté de la conscience et de la subjectivité, etc. Nous avons acquis ces présupposés avec notre culture, notre éducation familiale et scolaire. Ils nous imprègnent et définissent ce qui est pour nous une conception adéquate ou non de ce qu'est l'être humain. Or l'approche comportementale s'oppose directement à ces présupposés.

    Quand nous devons juger de la valeur d'une conception nouvelle, nous le faisons à partir des présupposés ou des conceptions que nous avons déjà. Ce phénomène est tout à fait normal. Mais il biaise notre jugement. Ce biais n'est pas limité au domaine intellectuel. On le retrouve tout autant dans le domaine artistique: des styles littéraires, picturaux ou musicaux nouveaux vont être d'abord rejetés ou snobés parce qu'ils ne correspondent pas à des normes ou des goûts établis. Il suffit aujourd'hui de lire des critiques adressées aux peintres impressionnistes du 19e siècle ou abstraits du 20e siècle, au jazz pour voir combien ces critiques posent certaines normes, certains goûts ou, disons-le, certaines habitudes comme bases absolues pour juger des oeuvres reposant sur d'autres normes ou goûts.

    Les nouvelles façons de voir ou de faire les choses dérangent souvent. Pour expliquer cela, il faut d'abord expliquer comment fonctionne le milieu intellectuel.

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    LES DISCIPLINES INTELLECTUELLES

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    PHILOSOPHIE DE L'ESPRIT

    INTRODUCTION GÉNÉRALE

    LE PROBLÈME ONTOLOGIQUE

    L'affirmation de la nécessité du monisme ou du dualisme vient de certains phénomènes de séparation, de dissociation apparentes entre ce que nous ressentons subjectivement ou consciemment et le monde « extérieur » à notre conscience. Par exemple, dans le rêve, nous sommes « conscients » d'une foule d'événements ou d'êtres qui ne semblent pas exister réellement dans le monde extérieur à notre conscience. Nous pouvons aussi avoir des sensations (hallucinations, paresthésies, etc.) sans qu'il y ait de stimulations externes correspondantes. Pourtant, à moins de tomber dans le solispsisme ou la psychose, nous devons reconnaître que la majorité de nos faits de conscience réfère à des événements existant dans un monde extérieur à notre conscience individuelle. Ainsi, quand ma main touche un objet, je sens cet objet. Quand je n'éteins pas une allumette à temps, je me brûle les doigts. Quand je me coupe ou quand je me fais une entorse, je ressens une douleur. Quand je mange, je suis conscient d'une saveur et d'une odeur des aliments. Il semble donc exister deux mondes, celui de la conscience et celui des événements extérieurs à cette même conscience. En même temps, il semble aussi exister un relation aussi évidente entre notre conscience et le monde extérieur à cette conscience.
    Comment donc faire le lien entre notre conscience individuelle et ce monde qui lui est extérieur et pourtant auquel elle est reliée? Il existe deux grandes catégories de réponses à cette question.
    La première catégorie de réponses nie la séparation entre ces deux mondes mais elle doit alors expliquer l'apparence de séparation. Il s'agit des monismes. La deuxième catégorie de réponses accepte cette séparation mais doit alors expliquer la relation tout aussi apparente entre ces deux mondes. Il s'agit alors des dualismes.

    THÉORIES DE L'ESPRIT

    MONISMES
     

    DUALISMES

    Substance

    Interactionniste

    Non interactionniste

    Idéalismes
    Objectif
    Subjectif

    Cartésien
    Populaire

    Parallélisme,
    Occasionalisme,
    Harmonie pré-établie

    Matérialismes
    Réductionnisme
    Fonctionnalisme
    Éliminationnisme

    Propriétés

    Propriété émergente
    Propriété élémentaire

    Épiphénoménalisme,
    Survenance

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    À QUOI CORRESPOND LE VOCABULAIRE MENTALISTE

    Béhaviorisme philosophique Organisation de comportements
    Matérialisme réductionniste États et processus du cerveau
    Matérialisme fonctionnaliste Type d'organisation fonctionnelle
    Matérialisme éliminationniste Rien, il relève du mythe!

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    TABLEAU I
    Esprit 1   Esprit 2
    Qualia bleu1 = Qualia bleu2
    Qualia rouge1 = Qualia rouge2

    TABLEAU II

    Esprit 1

      Monde physique  

    Esprit 2

    Qualia bleu1

    =

    Objet A

    =

    Qualia rouge2

    Qualia rouge1

    =

    Objet B

    =

    Qualia bleu2

    TABLEAU III
    Personne 1 Monde physique Personne 2
    Qualia   États du cerveau   États du cerveau   Qualia
    Bleu 1 = État B1 Objet A État R2 = Rouge 2
    Rouge 1 = État R1 Objet B État B2 = Bleu 2

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    LE PROBLÈME SÉMANTIQUE

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    LE PROBLÈME ÉPISTÉMOLOGIQUE

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    LE PROBLÈME MÉTHODOLOGIQUE

    FIN DE LA MATIÈRE DU PREMIER EXAMEN

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    1. Cependant, les profanes peuvent détecter les relations empiriques observables entre le comportement et son environnement

    Mais cette détection peut se faire par simple observation. Elle ne présuppose pas ni ne justifie pour autant une théorie mentaliste.

     

     Références citées

    / BD, 1-2,
    / BJ, 1-15
    / C, 24-27, 28-29 ,50-51, 66-67, 69-71, 78-81, 81-83, 96-97, 106-107
    / RG, 11-13, 12, 15, 19-20, 22,

     Dates des révisions