LE
CONTEXTE GLOBAL D'APPARITION
DE LA PSYCHOLOGIE COMPORTEMENTALE
2003-09-01 *
1, pour la dernière révision ; © Jean Bélanger
(belanger.jean@uqam.ca) ; http://www.er.uqam.ca/nobel/r30034/PSY4180/doc/contexte.html
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INTRODUCTION
POURQUOI ÉTUDIER LES THÉORIES
RIVALES DE L'ESPRIT
LES DISCIPLINES INTELLECTUELLES
PHILOSOPHIE DE L'ESPRIT
INTRODUCTION
Ce cours présente l'approche comportementale ou béhavioriste
en psychologie. Pour comprendre cette approche, il faut d'abord
la situer parmi les autres approches de ce que sont ces phénomènes
qu'on dit « psychologiques ». La première
partie de ce cours sera donc consacrée à l'étude
de diverses conceptions de ces phénomènes psychologiques.
Puis, une deuxième partie du cours montrera l'origine
et l'évolution de l'approche comportementale. Nous y verrons
diverses théories comportementales. Il est impossible de
présenter toutes ces théories dans le cadre de ce
cours. Le choix des théories présentées et
la façon de les présenter répondent à
plusieurs objectifs. Un premier objectif est de n'utiliser dans
ce cours d'introduction que des textes rédigés en
français, ce qui limite sérieusement le choix comme
je l'ai indiqué dans la page Web des références.
Un deuxième objectif est d'éviter, autant que possible,
la répétition des contenus du cours avec celui d'autres
cours du programme. Un troisième objectif est de présenter
des théories qui offrent des aspects différents,
contrastés, et aujourd'hui moins connus ou moins populaires,
de l'approche comportementale. Un quatrième objectif est
de présenter les théories dans le cadre où
elles sont les plus faciles à comprendre (c'est pourquoi,
par exemple, les approches skinnérienne et cognitives-comportementales
seront surtout présentées dans la dernière
partie, celles des applications de l'approche).
Ensuite, la troisième partie du cours présentera
les principaux concepts de l'approche comportementale et les critiques
qui lui ont été adressées. L'examen de ces
concepts, de leurs critiques et la réponse comportementaliste
à ces critiques permettront d'approfondir des dimensions
importantes de l'approche.
Enfin, la quatrième et dernière partie du cours
montrera les applications et les conséquences de l'approche
dans deux grands domaines d'application, le milieu scolaire et
le milieu "clinique".
POURQUOI ÉTUDIER LES THÉORIES RIVALES
DE L'ESPRIT DANS UN COURS DE
PSYCHOLOGIE COMPORTEMENTALE ?
La comparaison de théories différentes et rivales
est un bon moyen de comprendre
Les présupposés culturels, idéologiques
ou religieux d'un milieu influencent la réception d'une
théorie dans ce milieu. Or notre milieu intellectuel est
imprégné de présupposés religieux
chrétiens (l'existence d'une âme immatérielle
et immortelle qui « anime » notre corps
matériel et mortel), de présupposés philosophiques
(l'existence d'un esprit pensant et libre, le dualisme de la matière
et de l'esprit, l'écart entre l'être humain et les
autres espèces animales, etc.). Enfin, la dernière
source d'influence tient dans le milieu idéologique de
notre culture, c'est-à-dire des croyances populaires, comme
celles de la supériorité de l'espèce humaine,
de l'influence de l'esprit sur le corps, de la primauté
de la conscience et de la subjectivité, etc. Nous avons
acquis ces présupposés avec notre culture, notre
éducation familiale et scolaire. Ils nous imprègnent
et définissent ce qui est pour nous une conception adéquate
ou non de ce qu'est l'être humain. Or l'approche comportementale
s'oppose directement à ces présupposés.
Quand nous devons juger de la valeur d'une conception nouvelle,
nous le faisons à partir des présupposés
ou des conceptions que nous avons déjà. Ce phénomène
est tout à fait normal. Mais il biaise notre jugement.
Ce biais n'est pas limité au domaine intellectuel. On le
retrouve tout autant dans le domaine artistique: des styles littéraires,
picturaux ou musicaux nouveaux vont être d'abord rejetés
ou snobés parce qu'ils ne correspondent pas à des
normes ou des goûts établis. Il suffit aujourd'hui
de lire des critiques adressées aux peintres impressionnistes
du 19e siècle ou abstraits du 20e
siècle, au jazz pour voir combien ces critiques posent
certaines normes, certains goûts ou, disons-le, certaines
habitudes comme bases absolues pour juger des oeuvres reposant
sur d'autres normes ou goûts.
Les nouvelles façons de voir ou de faire les choses
dérangent souvent. Pour expliquer cela, il faut d'abord
expliquer comment fonctionne le milieu intellectuel.
LES DISCIPLINES INTELLECTUELLES
- VARIÉTÉS DES PHÉNOMÈNES
À EXPLIQUER / BJ, 1 /
- DIVERSITÉ DES EXPLICATIONS PROPOSÉES
/ BJ, 1 /
- CRÉATION D'UN GROUPE DE SPÉCIALISTES
/ BJ, 1 /
- AMBIGUÏTÉ DE LA NOTION DE
CONNAISSANCE ET DE SCIENCE / BJ, 2 /
- Connaissance empirique quelconque d'un
phénomène, d'un domaine ou d'une activité
/ BJ, 2 /
- Connaissance textuelle doctrinale qui
correspond à un système organisé et codifié
dans des textes / BJ, 3 /
- Système organisé et éprouvé
empiriquement de connaissances visant la description, la prédiction,
l'explication et le contrôle d'événements
empiriques / BJ, 6 /
- FORMATION DE DISCIPLINES INTELLECTUELLES
/ BJ, 7 /
- Caractéristiques des disciplines
intellectuelles / BJ, 7 /
- L'oeuvre intellectuelle / BJ, 7 /
- Impérialisme de l'oeuvre intellectuelle
- Oeuvre intellectuelle, différente de l'objet d'étude
de l'oeuvre
- Éléments fondamentaux de
l'oeuvre intellectuelle / BJ, 8 /
- Liste de phénomènes pertinents
/ BJ, 8 /
- Problèmes intellectuels / BJ,
9 /
- Explication acceptable / BJ, 9 /
- Méthodes considérées
comme valides / BJ, 10 /
- Nécessité de la disciplinarité
/ BJ, 10 /
- Nécessité cognitive / BJ,
10 /
- Limites quantitatives / BJ, 10 /
- Limites qualitatives / BJ, 9 /
- Nécessité épistémologique
/ BJ, 11 /
- Critères de «vérité» et
de «fausseté» / BJ, 11 /
- Postulats «ontologiques»
- Acceptabilité des énoncés
- Démarcation de la science et de la non-science / BJ,
12 /
- Entente minimale préalable sur certains points / BJ,
13
- Disciplines intellectuelles versus disciplines
universitaires / BJ, 14 /
- Relations entre disciplines différentes
/ BJ, 14 /
- Alliances tactiques entre disciplines
compatibles et non rivales
- Évolution constante des disciplines
suite aux épreuves logiques et empiriques et à
la concurrence interdisciplinaire
- Relativité culturelle et temporelle
(historique) des disciplines ou systèmes de connaissances
- On juge de la valeur d'affirmations ou de théories
nouvelles par référence à un cadre ou réseau
(network) conceptuel préexistant (une ou des
disciplines intellectuelles antérieures) qui nous sert
de cadre de référence et qu'on accepte comme valide
/ C, 50-51, 69-71, 78-81, 106-107 /
- Impossibilité ou difficulté de formuler (ou
traduire) certaines questions dans d'autres systèmes de
pensée parce qu'elles n'y ont pas de sens, ne réfèrent
à rien d'important ou d'existant dans ces autres systèmes
ou ont des sens différents
- Concurrence entre théories différentes
et entre disciplines intellectuelles voisines et rivales
- Cette concurrence n'existe que pour des disciplines voisines
et rivales.
- Critères de succès relatif entre disciplines
rivales / BJ, 15 / C, 96-97 /
PHILOSOPHIE DE L'ESPRIT
INTRODUCTION GÉNÉRALE
- LES DIVERS PROBLÈMES / C, 17-22 /
LE PROBLÈME ONTOLOGIQUE
L'affirmation de la nécessité du monisme ou du
dualisme vient de certains phénomènes de séparation,
de dissociation apparentes entre ce que nous ressentons subjectivement
ou consciemment et le monde « extérieur » à
notre conscience. Par exemple, dans le rêve, nous sommes
« conscients » d'une foule d'événements
ou d'êtres qui ne semblent pas exister réellement
dans le monde extérieur à notre conscience. Nous
pouvons aussi avoir des sensations (hallucinations, paresthésies,
etc.) sans qu'il y ait de stimulations externes correspondantes.
Pourtant, à moins de tomber dans le solispsisme ou la psychose,
nous devons reconnaître que la majorité de nos faits
de conscience réfère à des événements
existant dans un monde extérieur à notre conscience
individuelle. Ainsi, quand ma main touche un objet, je sens cet
objet. Quand je n'éteins pas une allumette à temps,
je me brûle les doigts. Quand je me coupe ou quand je me
fais une entorse, je ressens une douleur. Quand je mange, je suis
conscient d'une saveur et d'une odeur des aliments. Il semble
donc exister deux mondes, celui de la conscience et celui des
événements extérieurs à cette même
conscience. En même temps, il semble aussi exister un relation
aussi évidente entre notre conscience et le monde extérieur
à cette conscience.
Comment donc faire le lien entre notre conscience individuelle
et ce monde qui lui est extérieur et pourtant auquel elle
est reliée? Il existe deux grandes catégories de
réponses à cette question.
La première catégorie de réponses nie la
séparation entre ces deux mondes mais elle doit alors expliquer
l'apparence de séparation. Il s'agit des monismes. La deuxième
catégorie de réponses accepte cette séparation
mais doit alors expliquer la relation tout aussi apparente entre
ces deux mondes. Il s'agit alors des dualismes.
- QUESTIONS TYPIQUES / C, 23 /
- RÉPONSES PROPOSÉES
|
THÉORIES DE L'ESPRIT |
|
MONISMES |
|
DUALISMES |
|
Substance |
|
Interactionniste |
Non interactionniste |
Idéalismes
Objectif
Subjectif |
Cartésien
Populaire |
Parallélisme,
Occasionalisme,
Harmonie pré-établie |
Matérialismes
Réductionnisme
Fonctionnalisme
Éliminationnisme |
Propriétés |
Propriété émergente
Propriété élémentaire |
Épiphénoménalisme,
Survenance |
- Monisme
- L'univers est formé d'une seule substance pouvant
toutefois prendre diverses apparences.
- Si cette substance est spirituelle, on parle alors d'idéalisme
métaphysique.
- Si au contraire cette unique substance est la matière,
on parle alors de matérialisme.
- Il existe, comme nous le verrons divers types d'idéalisme
et de matérialisme métaphysiques.
- Dualisme
/ C, 23-41 /
- Nature générale
/ C, 23-24 /
- Essence
- Méthode d'étude adéquate
- Doctrines psychologiques associées
- Psychologie mentaliste populaire (termes anglais reliés:
folk psychology, common sense psychology, pop psychology, ethnopsychology,
theory of mind, ordinary language psychology)
- Qu'est-ce que la psychologie mentaliste populaire? C'est
une psychologie qui réfère à des états
d'esprit, des sentiments, des croyances, des émotions,
des désirs, etc.
- La psychologie populaire est cette psychologie que nous employons
tous les jours. Elle est comme la prose, nous en faisons sans
le savoir. Elle se retrouve dans les descriptions astrologiques,
le discours entre amis sur soi et sur les autres, les magazine
populaire comme 7 jours ou Le Lundi, les
psycho-quizz, les courriers du coeur et, hélas, beaucoup
de magazines féminins. Elle réfère à
des états mentaux ou des caractéristiques psychologiques.
Et paradoxalement elle est une connaissance empirique informelle.
- Un exemple de psychologie populaire, parmi tant d'autres
est l'ennéagramme.
- Les mots ci-dessous en caractères gras appartiennent
à la psychologie mentaliste populaire.
- J'ai peur de monter en avion. Je
crois que le danger est trop grand. J'aimerais
que les avions soient mieux inspectés par les
mécaniciens avant le décollage.
- Êtes-vous déprimé par
l'augmentation du coût de la vie? Êtes-vous
en colère contre les compagnies qui augmentent
leur prix en diminuant la qualité et la quantité
de leurs produits?
- Je conduis l'auto même si je suis fatigué
au point de somnoler au volant.
- J'espère que les gens apprendront
à vivre ensemble heureux et en paix.
Je suis triste de voir tant de gens mourir de
faim.
- J'aime la morue cuite sur la braise mais
je déteste le sushi.
- Je crois que Pierre est toujours fâché
contre moi: il ne me salue plus depuis que je lui ai dit qu'il
m'irritait avec toutes ses allusions à
son sex-appeal.
- Vous êtes ouverte d'esprit, très
relaxe et accueillante, vous
mettez les gens à l'aise.
- Votre libido est trop forte parce que votre
père ne vous aimait pas assez quand vous
étiez jeune. Vous voulez donc séduire
tous les hommes que vous rencontrez pour suppléer
à l'absence affective de votre père. Vous
souffrez donc d'une dépendance affective.
Votre moi n'est pas assez fort.
- Votre vécu quotidien vous laisse
en manque de stimulation intellectuelle, ce
qui explique pourquoi vous êtes indolent
et passif.
- Vous êtes perfectionniste, altruiste,
intelligent et sérieux,
indépendant d'esprit. Votre générosité
est très grande.
- Votre sens critique est développé
ainsi que votre sens artistique.
- Vous êtes égocentrique, romantique,
individualiste.
- Vous avez un tempérament d'aventurier,
loyal mais sceptique.
- Vous êtes enthousiaste, un leader,
qui sait aussi être un conciliateur et
un pacificateur.
- Epicurien, vous aimez les
bons vins et vous croyez que la vie est faite
pour en jouir.
- J'ai froid, j'ai chaud.
- Caractéristiques de la psychologie populaire
- Dualisme esprit-corps
- Vocabulaire des traits de personnalité
- Attitude propositionnelle
- Conscience et introspection
- Anthropomorphisme
- Tendance à attribuer à des phénomènes
naturels, des objets ou des animaux des caractéristiques
qui sont considérées comme typiquement humaines
(croyances, passions, intelligence, etc.)
- Exemples d'anthropomorphismes
- Anthropocentrisme
- De plus, dans cette psychologie, les divers états,
caractéristiques et processus mentaux (croyances, dispositions,
désirs, peur, sensation, douleur, joie, etc.) expliquent
nos caractéristiques psychologiques et sont la cause directe
des comportements / BD, 1-2 / C, 66-67, 81-83, 96-97 / RG, 15
/
- Application au problème l'Esprit des autres personnes
/ C, 96-97 /
- Psychologie des facultés
- Faculty (L., facultas, from facilis, "easy," and
facere, "to make").
- A power (ability, endowment) of the mind (soul or body) that
produces certain operations or fonctions. A general list of faculties:
- (a) Vegetative or nutritive: causes activities such as metabolism,
respiration, nutrition, growth, reproduction
- (b) Locomotive: causes movement, directional change.
- (c) Appetitive: causes our basic wants, drives, desires,
and bodily needs.
- (d) Affective or sensory: causes sensation, perception, feelings,
emotions, pleasures, pains, and is the basis of most forms of
memory and imagination.
- (e) Volitional: causes our will to live and our drive (energy)
to attain our desires, wants, needs, and interests. See VOLITION;
WILL.
- (f) RATIONAL, cognitive, or intellectual: causes knowledge
and activities such as abstract thinking, conceptualizing, judging,
interpreting, using language, knowing the good and directing
the will toward it. See CONSCIENCE.
- Faculty psychology. The theory that:
- 1. consciousness, or mental states such as those of willing
(volition), thinking, imagining, feeling, are caused and explainable
by the faculties of the mind that correspond with those states
of consciousness, such as the faculty of volition, the faculty
of reason, the faculty of imagination or fancy, the spirited
faculty, the appetitive faculty, etc.
- 2. The mind (or soul) operates according to the faculties
in 1. Taken together they form the entity or substance called
the mind, soul, spirit, which in some mode of interaction with
the body is the source of our consciousness or mental states.
- Contrasted with functional psychology
- Angeles, P.A. (1981) Dictionary of Philosophy. New
York: Barnes & Noble
- Faculty psychology
- A faculty was proposed to be a general "power of the
mind," a cognitive ability such as intellect, will, memory,
understanding, etc. Faculty psychology approached the study of
the human mind by attempting to account for mental processes
in terms of a fixed number of these "faculties." The
phrenologists presented the ultimate in this kind of theorizing.
Although regarded as a discredited historical curiosity for decades,
it currently is being revived under the name of modularity, where
cognitive and perceptual modules (e.g., a language module, a
numerical module) are hypothesized. modularity hypothesis.
- Reber, A.S. (1985). The Penguin Dictionary of Psychology.
Harmondsworth: Penguin Books.
- Variétés de dualisme
- Substance: / C, 24-27 /
- Nature:
- Définition de la substance
- Substance n. f. 1. PHILO Ce qui est en soi; réalité
permanente qui sert de support aux attributs changeants. ©
Dictionnaire Hachette, 1999
- Substance n. f. 3. [PHILOS. ] Ce qui est en soi et par
soi; ce qu'il y a de permanent dans les choses qui changent (par
opposition à accident). Dictionnaire Le Petit Larousse
- Liens 1,
2,
- On appelle substance ce qui existe indépendamment
de toutes autres choses, ce qui existe par lui-même
- Postulat de l'existence d'une substance spirituelle (Âme
ou Esprit) pouvant exister indépendamment et sans le corps
- Variétés
- Dualisme cartésien / C, 24-27 /
- Théorie / C, 24-25 / RG, 11-13 /
- Matière: substance physique spatiale / BD, 1 /
- Esprit (psychisme): substance spirituelle, immatérielle
et pensante
- Interaction entre le corps et l'Esprit (esprits animaux)
/ C, 25-26 / RG, 12, 19-20 /
- Arguments pour le dualisme cartésien / C, 25-26 /
- Introspection et pensée
- Langage
- Limites de la matière qui est non pensante
- Descartes définit au départ la matière
comme inerte et non pensante, donc la pensée ne peut relever
de la simple matière; il faut l'expliquer par quelque
chose d'autre que la seule matière
- Arguments contre le dualisme cartésien / C, 26 /
- Définition négative de l'Esprit / RG, 20 /
- Notion dépassée de la matière / C, 28-29
/
- Comment l'interaction Esprit - Matière est-elle possible?
- Dualisme populaire / C, 26-27 /
- Esprit
- Propriétés de l'Esprit
- Fantôme dans la machine (Ghost in the machine)
/ RG, 16, 22 /
- Résidant dans le corps (cerveau)
- Interaction énergétique avec le cerveau
- Possibilité de survie après la mort
- Pouvoirs psychiques ou parapsychologiques
- La psychanalyse, en séparant le psychisme du biologique
et en acceptant la possibilité de pouvoirs parapsychologiques,
semble relever de ce dualisme populaire.
- Parallélisme, occasionnalisme (Malebranche)
et harmonie pré-établie (Leibniz)
- Il s'agit là de vieilles doctrines dualistes de substance
qui cherchent à éviter le problème de l'interaction
cartésienne.
- Elles supposent l'existence de deux substances différentes
et indépendantes (l'une spirituelle et l'autre matérielle)
mais qui n'agissent pas l'une sur l'autre. Toutefois, les événements
et les phénomènes se produisant dans une des deux
substances se reproduisent en parallèle dans l'autre.
Qu'est-ce qui explique ce parallélisme? Pour Malebranche,
il s'agit de l'action directe de Dieu: un changement dans une
substance est l'occasion, pour Dieu, de produire un changement
parallèle dans l'autre. Donc, il n'y a pas d'interaction
entre les deux substances mais intervention directe de Dieu qui
crée constamment un parallélisme (occasionalisme).
Leibniz va refuser cette intervention constante de Dieu. Il suppose
que Dieu a établi une harmonie initiale entre les deux
substances qui changent donc en parallèle sans intervention
divine constante: leur harmonie est pré-établie,
dès le départ, par Dieu qui n'a donc plus à
intervenir constamment.
- Propriétés / C, 27-31 /
- Nature:
- Pas de substances spéciales différentes: une
seule et unique substance
- Esprit = propriétés mentales d'un certain type
d'organisation de la matière (par exemple, le cerveau)
- Non réductible à la matière / BD, 1
/
- Qualia
- Ce mot latin au pluriel (son singulier est quale)
est entré dans le langage philosophique par analogie avec
le terme quanta (singulier quantum). Un quantum
est une quantité: déterminer un quantum suppose
la référence à une quantité d'énergie,
de masse, de mouvement ou de quoi que ce soit d'autre. La notion
de quale est au contraire, comme son nom l'indique,
plus qualitative que quantitative. Indiquer un quale,
c'est dire que quelque chose est comme -- ce qui implique parfois
une référence irréductible au caractère
phénoménologique de notre expérience, à
la manière dont les choses apparaissent au sujet conscient.
Des exemples de qualia sont l'odeur du café fraîchement
moulu, ou le goût de l'ananas. Ces expériences ont
un caractère phénoménologique distinctif,
que nous avons tous ressenti, mais qui est, semble-t-il, très
difficile à décrire. Récemment, la recherche
sur la nature, la phénoménologie et les origines
possibles des qualia est devenu un thème important
dans la philosophie de l'esprit. Selon les réductionnistes,
un qualia peut s'expliquer en totalité en terme
d'événements neurophysiologiques intracérébraux
et de leurs interactions avec l'environnement. D'après
la vision connue sous le nom d'épiphénoménisme,
les qualia sont sous la dépendance causale --
ou contemporains -- des événements intracérébraux,
mais ne peuvent être directement identifiés à
eux. Pour le dualisme, les qualia sont indépendants
du monde physique, et appartiennent au domaine non physique,
indépendant par essence, de l'esprit.
- Gregory, R. (dir.) (1993). Le cerveau, un inconnu.
Paris: Laffont, Collection Bouquins
- Sensa (plural; the singular is sensum).
- 1. The private content (data, items) of our immediate consciousness
or awareness such as smells, colors, shapes, sounds, tactile
qualities.
- 2. The private, immediate, and directly GIVEN content of
our perceptions. That upon which our perceptions are based and
out of which they are formed.
- 3. The private, immediate, and directly given object of our
sensing or of our sensation. Sensa are usually distinguished
from external physical objects; they are conceived as numerically
distinct from physical objects. Physical (material) objects such
as tables, chairs, animals, plants are regarded as externally
real, locatable in space and time, publicly observable at the
same time by more than one perceiver and existing in the same
publicly defined space. Physical objects persist independently
of sensa associated with them, and persist during the process
of changing sensa. See QUALIA.
- Material objects (see OBJECTS, MATERIAL) are often thought
to be known (perceived) indirectly by inference from something
more immediate and direct, such as sensa. We feel a
certainty about having, or being presented with, sensa,
but we do not feel that same certainty about perceiving material
objects.
- Sensa may or may not be considered to be caused
by external sources. They may or may not be considered to resemble
the physical objects that cause them or that they are associated
with. Sensa are generally regarded as transitory, lasting
only during the time in which they are sensed. They are not usually
considered as efficacious; they cannot produce effects upon other
things, nor can they act on them in any way. Sensa are
indubitable, incorrigible, and certain. The word sensa
is often used with a connotation closely akin to "image."
The singular form is sensum. Often used interchangeably
with SENSE DATA.
- Angeles, P. (1981). Dictionary of Philosophy. New
York: Barnes and Nobles.
- Variétés:
- Non interactionniste:
- Épiphénoménalisme /
C, 28-30 /
- Nature:
- Émergence de l'Esprit à partir du cerveau
- Exemple de propriété émergente: eau,
H2O / C, 29-30 /
- Eau = H2O. Les propriétés de la
molécule d'eau sont différentes des propriétés
des atomes d'hydrogène H et d'oxygène O.
- De plus, l'eau a trois états, liquide, solide (glace)
et vapeur. Et l'eau passe de l'un à l'autre état
relativement facilement.
- Impuissance de l'Esprit sur le cerveau / C, 28 /
- Justification: conciliation entre deux constatations / C,
28-29 /
- Biologiquement, pas de place pour un effet de l'Esprit
- Subjectivement, existence d'une vie mentale
- Objection: efficacité apparente de l'Esprit sur le
corps / C, 28, 29 /
- Survenance (supervenience)
Les phénomènes mentaux sont différents des
phénomènes physiques mais en dépendent.
C'est-à-dire qu'il ne peut avoir un phénomène
mental sans la présence d'un phénomène physique
correspondant. Et, à chaque phénomène mental
différent correspond un phénomène physique
différent, quoique l'inverse n'est pas vrai (à
chaque phénomène physique différent ne correspond
pas nécessairement un phénomène mental différent).
- Interactionniste: Action de l'Esprit sur
le corps / C, 29-30 /
- Propriété émergente
/ C, 29-30 /
- Nature
- L'Esprit apparaît quand la matière atteint un
certain niveau d'organisation
- L'émergence dont on parle ici n'est pas l'émergence
d'une propriété physique, comme pour l'eau (H2O).
Ce qui émerge est de nature totalement différente
de la matière, il s'agit de l'esprit.
- Irréductibilité de l'Esprit: non prévisible
ou explicable par la physique.
- Critique: comment l'Esprit peut-il être à la
fois propriété de la matière (cerveau) et
irréductible à la matière?
- Propriété élémentaire
/ C, 30-31 /
- Nature: l'Esprit est une propriété fondamentale
de tout ce qui existe, donc de la matière, et il est une
des propriétés de la matière
- Critique: pourquoi alors l'Esprit semble-t-il associé
à seulement certains types d'organisation matérielle?
- Solution: Panpsychisme et animisme: Tout ce qui existe, donc
toute matière, est doté ou accompagné d'une
"quantité" ou d'un niveau variable d'Esprit
- Arguments pour le dualisme / C, 31-37
/
- Argument religieux / C, 31 /
- Nature / C, 31 /
- Doctrines dualistes de la plupart des religions et croyances
métaphysiques humaines
- Notion d'une âme immortelle survivant à la disparition
(mort) du corps
- Objection à l'argument / C, 32-33 /
- Valeurs très contestables des affirmations scientifiques
et empiriques faites par les religions
- Origine irrationnelle et culturellement conditionnée
des croyances religieuses
- Argument introspectif
- Nature / C, 31 /
- Différence subjective entre états mentaux et
états physiques ou neurologiques
- Objection à l'argument / C, 33-34 /
- Validité douteuse de l'introspection
- Les étudiants intéressés pourront lire
les textes anglais de
- Richard E. Nisbett and Timothy DeCamp Wilson. (1977) Telling
More Than We Can Know: Verbal Reports on Mental Processes. Psychological
Review, 84 (3), 231-250
- Timothy D. Wilson (2002) Strangers to Ourselves : Discovering
the Adaptive Unconscious. Belknap Press.
- Daniel M. Wegner (2002) The Illusion of Conscious Will.
MIT Press
- Argument d'irréductibilité
- Nature / C, 31-32 /
- Absence d'explication physique possible des phénomènes
mentaux (impossibilité pour un système strictement
physique de produire de tels effets)
- Performances intellectuelles (raisonnement, langage, etc.)
- Qualité et contenu des états conscients
- Objection à l'argument / C, 34-35 /
- Simulation de performance mentale par des machines
- Modèles matériels (informatiques) théoriques
(calculatrice et ordinateur)
- Argument parapsychologique
- Nature / C, 32 /
- Présence de phénomènes parapsychologiques
- Le vocabulaire anglais établit un lien très
net entre le monde mental, psychique et la parapsychologie.
- En effet, en anglais, un "mentalist" est quelqu'un
qui lit dans la pensée d'autrui, "a mind reader".
- Et un "psychic" est quelqu'un qui est "sensitive
to nonphysical or supernatural forces and influences : marked
by extraordinary or mysterious sensitivity, perception, or understanding".
- Le "spiritualism" est
- 1 : "the view that spirit is a prime element of reality",
- 2 a : "a belief that spirits of the dead communicate
with the living usually through a medium
- 2 b : a movement comprising religious organizations emphasizing
spiritualism"
- Objection à l'argument / C, 35-36 /
- Possibilité d'explications physiques matérialistes
/ C, 35-36 /
- "Réalité" contestable des phénomènes
parapsychologiques / C, 36 /
- Arguments contre le dualisme
- Simplicité ontologique / C, 37
/ DP, /
- Principe de parcimonie (c'est-à-dire, l'explication
la plus simple est souvent la meilleure et, donc, préférable
à l'explication plus complexe)
- Rasoir d'Ockham en philosophie
- « entia non multiplicanda sunt praeter necessitatem
»
- Guillaume d'Ockham (1280 - 1349), philosophe et moine franciscain
anglais du Moyen-Age
- On ne doit pas postuler des entités ou causes plus
qu'il est nécessaire pour avoir une bonne explication.
- Canon de Lloyd Morgan en psychologie animale
- «In no case may we interpret an action as the outcome
of the exercise of a higher psychical faculty, if it can be interpreted
as the outcome of the exercise of one which stand lower in the
psychological scale».
- Conway Lloyd Morgan (1894), Introduction to Comparative
Psychology, London: Scott. p. 163
- En aucun cas, devons-nous expliquer une action comme le résultat
de l'exercice d'un processus psychologique plus puissant ou complexe
si nous pouvons l'interpréter comme le résultat
de l'exercice d'un processus psychologique plus élémentaire.
- Recours à des homoncules (Homunculus)
- Homunculus Lit., a miniature man.
- 1. Through the ages the homunculus has served as a half-serious
(and occasionally totally serious) physiological and psychological
metaphor. At times he has been viewed as inhabiting the reproductive
cells and acting as the agent for genetic transmission, as a
kind of gremlin in the body regulating morality, or as a little
"green man" in the brain governing decision-making.
The main problem with the metaphor is that it leaves open the
question of what kind of beast inhabits the homunculus and governs
its acts, reductio ad infinitum cum absurdum.
- 2. In neurophysiology, a schematic representation of the
cortical projections for sensory and motor functions. The body
is drawn in proportion to the amount of cortical tissue that
subsumes each part. Thus, the motor homunculus has extremely
large mouth, lips, tongue, eye and hand and rather diminutive
skull, torso, buttock and leg. The sensory version has prominent
tongue, lips, face, hand, foot, intra-abdominal region and genitals
and small torso, buttock, skull, arm and leg. Not surprisingly,
these proportions correspond to sensory discrimination and motor
control of these regions.
- 3. An obsolete term for a dwarf with normal anatomical proportions.
- Reber, A.S. (1985). The Penguin Dictionary of Psychology.
Harmondsworth: Penguin Books.
- Homunculus
- Littéralement «mannequin» ou «petit
homme». On emploie parfois le terme d'homonculus illusoire
pour condamner des explications circulaires ou sans contenu de
processus physiologiques parce qu'elles attribuent à quelque
élément interne les propriétés physiologiques
mêmes qu'il s'agissait au début d'expliquer. Considérons
par exemple une théorie de la vision qui dirait qu'il
existe dans le cerveau une «âme» ou un «sensorium»,
ou n'importe quoi d'autre, qui «scruterait», «regarderait»
ou «inspecterait» les images de la rétine:
une telle théorie est vide, puisque «scruter»,
«regarder» et «inspecter» sont tous des
exemples des processus visuels mêmes que la théorie
était d'abord supposée expliquer. Au degré
le plus fruste, de telles explications nous invitent à
imaginer un «petit homme» assis à l'intérieur
du crâne pour observer quelque équivalent neurologique
d'un écran de télévision sur lequel des
images du monde extérieur seraient diffusées On
peut soutenir que de telles théories commettent l'«erreur
de catégorie» qui consiste à tenter de localiser,
à l'intérieur de la structure du cerveau, des événements
et des processus qui relèvent d'un autre niveau de description.
- Le terme d'homonculus est aussi couramment employé
dans les théories de l'intelligence artificielle pour
désigner un sous-système exécutant des fonctions
entièrement spécifiées en termes formels.
Ou bien la référence à de tels homoncules
est fallacieuse, ou bien leur caractère circulaire provient
de la complexité des fonctions qu'ils sont supposés
exécuter. Lorsque les opérations en question peuvent
être spécifiées en termes de mécanismes
tout à fait élémentaires (par exemple de
très simples systèmes de commutateurs), le rôle
des homoncules semble, dans ce contexte, relativement bénin.
Ainsi, pour D. Dennett: «Les homoncules ne doivent être
redoutés que si leurs caractéristiques sont une
réplique absolue des talents qu'ils sont censés
expliquer. Si l'on parvient à faire qu'un ensemble d'homoncules
relativement ignorants, étroits d'esprit et aveugles reproduise
le comportement intelligent du tout, cela représente un
progrès» (Tempêtes dans le Cerveau)
- Gregory, R.L. (1993). Le cerveau, un inconnu. Dictionnaire
encyclopédique. Paris: Robert Laffont. Coll. Bouquins.
- Exemple populaire d'homoncule dans le film de Woody Allen,
Everything you always wanted to know about sex but were afraid
to ask, traduction française: Tout
ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais
oser le demander (1972)
- Obscurité des explications dualistes
/ C, 38-39 /
- Absence de précision et de détails des explications
dualistes par rapport aux explications matérialistes
- Dépendance neurologique directe
des états mentaux / C, 37-38, 39-40 /
- Influence des manipulations, stimulations et pathologies
biologiques et neurologiques sur les états mentaux
- Origine de l'humanité dans l'évolution
biologique des espèces / C, 40-41 /
- Communauté de nature biologique entre les humains
et les autres espèces animales
- Anthropocentrisme
- Tendance à considérer l'univers et la nature
d'un point de vue uniquement humain sans concevoir l'existence
possible d'autres points de vue ou, si on les conçoit,
à anthropomorphiser ces autres points de vue, ce qui est
la conséquence d'une approche empathique ou subjective
- Ainsi, s'il existe une vie dans l'univers autre que la nôtre
elle doit avoir notre forme. Il nous est impossible d'envisager
d'autres formes de vie que celle basée sur le carbone.
Le concept primitif de vie influence encore nos conceptions de
la vie.
- Les animaux ne peuvent pas être intelligents parce
qu'ils ne pensent pas comme nous; ils n'ont pas de langage parce
que nous ne pouvons les comprendre. Ce raisonnement repose sur
un anthropocentrisme qui nous empêche d'accepter la possibilité
d'autres formes d'intelligence ou de communication.
- De plus, paradoxalement, à cause de la position mentaliste,
nous ne pouvons savoir que les animaux ne pensent pas puisque
la pensée est un état mental. Affirmer qu'ils ne
pensent pas ou qu'ils n'ont pas de langage est peut-être
montrer notre propre incapacité, nos propres limites face
aux animaux. Qui nous dit que les animaux ne nous considèrent
pas comme stupides parce que nous ne pouvons pas les comprendre?
La position mentaliste mène à cette possibilité
paradoxale.
- Exemple de l'«animal communication», qui est
un cas d'anthropomorphisme.
- Cette difficulté à voir que l'argument d'incompréhension
et de non-communication peut tout aussi facilement se retourner
contre nous vient d'une dernière caractéristique
de la psychologie mentaliste, l'anthropolâtrie.
- Anthropolâtrie
- Admiration des humains et de ce qui est humain
- Puissance intellectuelle des humains
- Valeur morale des humains (ce ne sont pas des bêtes
dominées par leurs passions)
- Voir les humains à l'image de Dieu
- Postulat que seuls les humains peuvent avoir certaines caractéristiques
(langage, intelligence, etc.)
- Incapacité d'admettre que ce qui n'est pas humain
(machine, animaux, etc.) puisse être aussi intelligent
ou bon qu'un humain
|
À QUOI
CORRESPOND LE VOCABULAIRE MENTALISTE |
|
Béhaviorisme philosophique |
Organisation de comportements |
|
Matérialisme réductionniste |
États et processus du cerveau |
|
Matérialisme fonctionnaliste |
Type d'organisation fonctionnelle |
|
Matérialisme éliminationniste |
Rien, il relève du mythe! |
- Behaviorisme philosophique / C, 41-44
/
- Sources du behaviorisme philosophique
/ C, 41-42 /
- Opposition au dualisme
- Positivisme logique
- Analyse philosophique du langage
- Nature du behaviorisme philosophique
/ C, 42-43 /
- Position de Gilbert Ryle The Concept of Mind (La
notion d'esprit, Payot)
- Nature de la doctrine reçue: le mythe cartésien
du cheval dans la machine / RG, 8 /
- Analyse logique des concepts et des erreurs logiques / RG,
8 /
- Erreurs de catégorie / RG, 16-18 /
- Origine du mythe cartésien (doctrine reçue)
du fantôme dans la machine / RG, 11, 18-19, 21 /
- Analyse du vocabulaire psychologique mentaliste ou dualiste
comme ne référant pas à des phénomènes
mentaux ou psychiques mais à des comportements, des caractéristiques
de comportement, des capacités comportementales ou des
dispositions comportementales
- Exemple de l'intelligence / RG, 26-31 /
- Critique de la notion mentaliste d'intelligence
- Pensée considérée comme un langage intérieur
- Légende intellectualiste
- Nature de la légende
- Critiques de la légende cartésienne
- Actions sans règles connues
- Découverte des règles d'action après
analyse d'actions efficaces
- Régression infinie de la pensée
- La pensée qui suit des règles peut être
non intelligente
- Exemples: / C, 42 /
- Disposition / C, 42 /
- Définition opérationnelle / C, 42, 95 /
- Relation
- au matérialisme et au dualisme / C, 43 /
- à la psychologie disciplinaire et au behaviorisme
psychologique / C, 44 /
- Arguments contre le behaviorisme philosophique
/ C, 43 /
- Oubli ou refus de la vie subjective mentale (qualia)
- Imprécision des dispositions comportementales correspondant
aux états mentaux
- Matérialisme réductionniste
(Théorie de l'identité cerveau-esprit) / C, 44-55
/
- Nature du matérialisme réductionniste
/ C, 44 /
- Identité de chaque état mental à un
état biologique correspondant
- Réduction interthéorique / C, 45-46 /
- Caractéristiques
- Identités interthéoriques / C, 46, 48 /
- Parallèles historiques en physique
/ C, 45 /
- Arguments pour le matérialisme
réductionniste
- Origine physique de chaque individu humain / C, 47 /
- Évolution biologique des espèces / C, 47 /
- Dépendance neurologique des phénomènes
mentaux / C, 47 /
- Succès des sciences du cerveau (neurosciences) / C,
47-48 /
- Arguments contre le matérialisme
réductionniste
- Argument de l'introspection / C, 48-49 /
- Erreurs de catégorie / C, 49 / RG, 16-18 /
- Impossibilité d'identité interthéorique
/ C, 49 /
- Loi d'identité de Leibniz
- Énoncé / C, 49 /
- Types de propriétés ou caractéristiques
non identiques / C, 49-50 /
- Spatiales / C, 49 /
- Sémantiques / C, 50 /
- Réponse du théoricien de l'identité:
contenu propositionnel et rôle inférentiel sémantique
/ C, 50-52 /
- Introspectibilité des états mentaux et non
introspectibilité des états neurologiques / C,
52-53 /
- Connaissance introspective des états mentaux
- Réponse du théoricien de l'identité:
introspectibilité n'est pas une propriété
intrinsèque des états mentaux
- Impossibilité de connaître introspectivement
ses états neurologiques / C, 53 /
- Réponse du théoricien de l'identité:
pétition de principe qui suppose que ce qu'on connaît
par introspection n'est pas et ne peut pas être neurologique,
ce qui est précisément le point de la controverse
- Cas du neuroscientifique qui connaît tout des structures
nerveuses visuelles mais qui est aveugle, il y a une chose qu'il
ne connaît pas: la sensation visuelle / C, 54 /
- Réponse du théoricien de l'identité:
ambiguïté du mot "connaissance" / C, 54-55
/
- Fonctionnalisme psychobiologique / C,
55-63 /
- Nature du fonctionnalisme psychobiologique / C, 55-56 /
- État mental = Fonction isomorphique entre environnement,
autres états mentaux et les comportements
- Exemple de l'horloge ou du cadran
- Il existe divers moyens ou instruments pour mesurer le passage
du temps. Tous ces moyens nous donnent une mesure fonctionnelle
du temps, même si certains sont trop imprécis pour
fournir des mesures très exactes telles que requises en
physique.
- Sablier et marées
- Position du soleil et cadran solaire (gnomon)
- Horloge ou montre à ressort
- Horloge à pendule
- Horloge ou montre électronique (montre numérique
"digitale")
- Horloge atomique
- Ces instruments ont tous une même fonction mais leur
structure matérielle est très différente.
Il n'y a donc pas d'identité physique entre ces instruments
mais une identité fonctionnelle.
- Ils font la même chose mais par des moyens différents.
- Conséquence: / C, 57-58 /
- Autonomie de la psychologie et irréductibilité
à la physique ou à la biologie
- Relations du fonctionnalisme psychobiologique
au
- Behaviorisme philosophique ou logique / C, 56 /
- Nécessité de références à
d'autres états mentaux dans la définition d'un
état mental
- Réductionnisme matérialiste (théorie
de l'identité) / C, 56-57 /
- Correspondance une à une des types (type
d'état mental A' = type d'état neurologique A")
inadéquate telle que postulée par le postulat de
réduction interthéorique de la théorie de
l'identité
- Correspondance une à plusieurs, plusieurs à
une des instances mentales (token) (un même état
mental peut se réaliser par des états physiques
très différents les uns des autres dans un même
individu (à différents moments ou dans différentes
circonstances), chez les membres d'une même espèce
et chez les membres d'espèces très différentes)
/ C, 57 /
- Sauf peut-être pour les qualia / C, 62 /
- Ne pas confondre avec l'école psychologique fonctionnaliste
(Dewey, Angell, etc.)
- Argument contre le fonctionnalisme psychobiologique
/ C, 58-63 /
- Argument de l'introspection / C, 58 /
- Expérience du spectre inversé
des couleurs / C, 59 /
- Nature de la critique
- Dans l'expérience du spectre inversé, une personne
voit subjectivement les couleurs dans l'ordre inverse de celui
d'une autre personne. Cependant toutes les deux distinguent parfaitement
entre des couleurs différentes, par exemple bleu et rouge.
Sauf que ce qui est subjectivement rouge1 pour la première
personne (1) est subjectivement bleu2 pour l'autre personne (2)
et ce qui est bleu1 pour la première personne est rouge2
pour la deuxième. Et bleu1 est mentalement identique à
bleu2 alors que rouge1 est mentalement identique à rouge2.
Mais il n'y a pas moyen de le savoir. D'abord parce les deux
personnes vont s'entendre à donner le même nom à
deux sensations (qualia ou sensa) différentes (rouge1
et bleu2) puisque que le même nom est collé à
un même stimulus physique qui est physiquement identique
pour les deux personnes mais qui toutefois provoque une sensation
mentalement différente chez chaque personne. De plus les
individus vont réagir socialement de façon discriminative
appropriée à la présentation de chaque stimulus.
Mais ils ne voient pas la même couleur mentalement. Cet
argument est possible parce que le mentalisme postule deux mondes:
un monde physique, interpersonnel et social, et un monde mental,
personnel et privé, inaccessible aux autres individus
puisqu'il est purement mental. Or ces deux mondes ne sont pas
équivalents.
- Pour comprendre l'argument supposons deux esprits 1 et 2
correspondant aux personnes 1 et 2. C'est le tableau I
- Chaque esprit a une sensation (qualia ou sensa) de bleu et
une sensation de rouge. Le bleu1 est l'équivalent mental
du bleu2 et le rouge1 est l'équivalent mental du rouge2
|
TABLEAU I |
|
Esprit 1 |
|
Esprit 2 |
|
Qualia bleu1 |
= |
Qualia bleu2 |
|
Qualia rouge1 |
= |
Qualia rouge2 |
- Maintenant, introduisons le monde matériel, physique
avec ses objets stimuli qui provoquent les sensations (tableau
II).
|
TABLEAU II |
|
Esprit 1 |
|
Monde physique |
|
Esprit 2 |
|
Qualia bleu1 |
= |
Objet A |
= |
Qualia rouge2 |
|
Qualia rouge1 |
= |
Objet B |
= |
Qualia bleu2 |
- On s'aperçoit que le même objet, appelé
adéquatement A par les deux personnes, provoque des sensations
différentes chez chaque personne et que ces sensations
sont l'inverse dans le cas de l'objet B que chaque personne appelle
encore adéquatement objet B et discrimine de l'objet A.
- Il est difficile de voir comment un dualiste peut formuler
un tel argument puisqu'il ne peut connaître la nature des
états mentaux (qualia) des autres individus, ces états
étant essentiellement inaccessibles par autrui.
- Cette critique ne fonctionne que si a) on admet l'existence
du monde mental, b) on ne le réduit pas à des états
neurologiques (théorie de l'identité) ou comportementaux
(behaviorisme philosophique).
- Le problème ne se pose donc pas pour le béhaviorisme
philosophique, le matérialisme réductionniste ou
éliminationniste. Cette critique ne peut s'adresser au
béhaviorisme philosophique, s'il ne traite pas des qualia,
ni au matérialisme éliminationniste pour qui les
qualia sont un mythe.
- Cette critique ne peut pas non plus s'adresser au matérialisme
réductionniste (tableau III) puisque les qualia et les
états cérébraux correspondant peuvent ne
pas être identiques d'un individu à l'autre. Mais,
chez un même individu, le même qualia doit correspondre
constamment à un même état neurologique.
|
TABLEAU III |
|
Personne 1 |
Monde physique |
Personne 2 |
|
Qualia |
|
États du cerveau |
|
États du cerveau |
|
Qualia |
|
Bleu 1 |
= |
État B1 |
Objet A |
État R2 |
= |
Rouge 2 |
|
Rouge 1 |
= |
État R1 |
Objet B |
État B2 |
= |
Bleu 2 |
- Réponse fonctionnaliste à la critique / C,
60-61 /
- Caractère discriminatif mais non essentiel des qualia
- Absence des qualia / C, 59-60
/
- Nature de la critique
- L'absence de qualia est reliée à l'argument
précédent. Le fonctionnalisme ignore le monde mental,
subjectif, réel des individus (donc leurs qualia) en autant
que les individus, les ordinateurs ou les extraterrestres fonctionnent
de la même façon quant à leurs comportements.
- Réponse fonctionnaliste à la critique / C,
61-62 /
- Discrimination des sensations sur la base de caractéristiques
nerveuses
- Quale comme caractéristique nerveuse permettant
la discrimination
- Quelle que soit cette caractéristique
- Même si elle varie d'un individu, d'une espèce
ou d'un système perceptuel à l'autre
- Existence de qualia dans tout système perceptuel
fonctionnel
- Fonctionnalisme psychobiologique alors semblable à
une théorie de l'identité (type-type)
- Nature de la chaleur (température)
/ C, 62-63 /
- Différentes définitions de la chaleur (température
physique d'un corps) selon la nature ou l'état (gaz, solide,
plasma) du corps
- Caractère limité à chaque état
ou domaine (domain-specific) des réductions interthéoriques
- Existence d'identité type-type dans chaque état
mais pas à travers les états
- Matérialisme éliminationniste
/ C, 64-71 /
- Nature du matérialisme éliminationniste
/ C, 64 /
- La psychologie mentaliste populaire (folk psychology) est
une fausse théorie du fonctionnement psychologique / C,
64, 66-67 /
- Elle est théoriquement inutile et empiriquement erronée
pour expliquer les phénomènes psychologiques et
les comportements / C, 67-68 /
- Absurdité de penser ou de tenter d'établir
une réduction de cette psychologie populaire à
une psychologie scientifique / C, 67 /
- Pour qu'une réduction soit possible, la théorie
réduite doit au moins avoir une valeur, être vraie,
ce qui n'est pas le cas de la théorie mentaliste populaire
- Conséquences:
- Élimination de la psychologie mentaliste populaire
/ C, 64, 67-68 /
- Transformation de l'introspection / C, 66 /
- Révolution intellectuelle / C, 66-67 /
- Précédents historiques
de cette élimination / C, 64-66 /
- Théorie physique du fluide calorique / C, 64-65 /
- Théorie physique du phlogistique / C, 65 /
- Théorie astronomique de la sphère céleste
/ C, 65-66 /
- Croyance aux sorcières / C, 66 /
- Arguments pour le matérialisme
éliminationniste / C, 67-69 /
- Caractère culturel et historique construit de cette
psychologie mentaliste dite populaire
- Elle est occidentale (par exemple, dans d'autres cultures,
on pense encore surtout en termes magiques ou de possession par
des esprits)
- Elle est la création d'intellectuels, philosophe et
hommes de lettres plutôt qu'être utilisée
par l'individu «ordinaire»
- Elle varie selon les époques scientifiques et les
théories philosophiques et religieuses dominantes
- Elle varie même d'une langue à l'autre dans
la culture occidentale contemporaine
- Imprécision et ambiguïté de cette psychologie
mentaliste populaire
- Insuffisance et pauvreté théoriques (explication),
empiriques (description) et pratiques (prédiction et contrôle)
de la psychologie mentaliste populaire (1)
/ C, 66, 67-68 /
- Incapacité à expliquer les processus impliqués
par ses propres concepts (exemple: sommeil, apprentissage, intelligence,
mémoire, "maladies mentales", etc.) malgré
son ancienneté présumée / C, 68 /
- Argument historique
- Toutes les autres conceptions populaires des phénomènes
naturels ont été éliminées par le
progrès des connaissances scientifiques, seule survit
encore la psychologie mentaliste traditionnelle
- Il est improbable que, historiquement, du premier coup, sans
moyen théorique ou technique, on ait trouvé une
théorie adéquate de la psychologie alors qu'on
a pu le faire pour aucun autre type de phénomènes
- Impossibilité de la réduction matérialiste
/ C, 69 /
- L'obscurité et l'ambiguïté de la psychologie
mentaliste populaire fait qu'il est impossible de la formuler
clairement et donc d'en réduire les concepts théoriques
- Il y a plus de façons d'expliquer les phénomènes
psychologiques sans tenir compte de la psychologie mentaliste
qu'en en tenant compte, donc la probabilité de fournir
une explication adéquate est plus grande en ignorant la
psychologie mentaliste
- Arguments contre le matérialisme
éliminationniste / C, 69-71 /
- Il est en contradiction avec des croyances profondément
établies / C, 69-70 /
- Réponse éliminationniste à cette critique:
- Pétition de principe, c'est précisément
la valeur de ces croyances profondément établies
qui est contestée. Leur existence n'est donc pas une preuve
de leur validité
- Évidence de l'existence d'états mentaux par
l'introspection / C, 70 /
- Réponse éliminationniste à cette critique
- Que vaut vraiment l'introspection? Comprenons-nous bien la
nature de ce que nous introspectons?
- Incohérence de la position éliminationniste
/ C, 70 /
- La vérité des affirmations des matérialistes
et leurs significations supposent l'existence de concepts mentalistes.
Aussi, si le matérialisme éliminateur est vrai,
il s'auto-réfute, donc il est faux.
- Réponse éliminationniste à cette critique:
Pétition de principe
- Définition d'une pétition de principe: Raisonnement
invalide dans lequel on postule dans les prémisses la
conclusion à prouver
- Pétition de principe: raisonnement erroné consistant
à tenir pour vrai ce qu'il s'agit précisément
de démontrer. © Dictionnaire Hachette Multimédia,
1999
- 3. Pétition de principe : raisonnement vicieux
consistant à tenir pour vrai ce qui fait l'objet même
de la démonstration © Le Petit Larousse
- La signification d'un énoncé et sa vérité
peuvent reposer sur d'autres bases que des états mentaux
- La psychologie mentaliste populaire n'est pas un si grand
échec intellectuel. Elle a servi avec succès dans
nos interactions sociales et dans la littérature. Et ses
défauts sont corrigibles dans un cadre mentaliste / C,
71, 81 /
LE PROBLÈME SÉMANTIQUE
- Nature du problème sémantique
- Comment le vocabulaire mentaliste acquiert-il son sens? Comment
apprend-on à utiliser le vocabulaire mentaliste? / C,
73 /
- Définition ostensive / C, 74 /
- Nature de la définition ostensive
- La définition ostensive directe ou externe consiste
à définir un concept ou une chose en montrant un
ou des exemples concrets et visibles du concept ou de la chose
à apprendre
- Par exemple, pour définir un cheval, plutôt
que de donner la définition du dictionnaire Le Petit
Larousse, « Grand mammifère domestique caractérisé
par la longueur des membres, qui fait de lui un coureur remarquable
et une monture d'usage presque universel. (Longévité
jusqu'à 30 ans; ordre des ongulés; famille des
équidés.) », on montre des chevaux en liberté
dans un champ, attelés à une carriole ou montés
par un cavalier ou des photos de chevaux.
- La définition ostensive externe repose sur l'utilisation
de caractéristiques concrètes observables qu'on
peut indiquer à celui qui apprend le concept ou le vocabulaire
- Par opposition à une définition par "essence",
(comme la définition précédente du cheval
dans Le petit Larousse) qui donne les caractéristiques
qui définiraient la nature, l'essence du concept à
apprendre et qui reposent sur l'emploi d'autres concepts dans
la définition, exemple: le cheval est un grand animal
à quatre pattes qu'on peut atteler ou monter
- Explication traditionnelle de l'apprentissage du vocabulaire
désignant des phénomènes concrets, externes
(visibles par l'oeil chez les voyants) ou internes (introspectibles
comme la douleur ou la sensation de chaleur)
- On apprendrait donc un vocabulaire mentaliste en reliant
le concept mentaliste à un état interne perçu
introspectivement (définition ostensive interne)
- Arguments contre la définition
ostensive
- Beaucoup de concepts mentalistes n'ont pas de caractéristiques
concrètes observables (quale) introspectivement,
exemple: les croyances, les pensées, les désirs,
etc. / C, 75 /
- La plupart des états mentaux accompagnés de
quale n'ont pas toujours le même quale
d'une fois à l'autre, exemple: sensations de douleurs
(mal de dents, mal de tête, etc.), couleur rouge
- Ce qui fait que diverses qualia sont associées
à un même type d'état mental est la propriété
causale-relationnelle de l'état mental plutôt qu'une
identité introspective des qualia / C, 75 /
- On peut connaître la signification d'un état
mental accompagné de qualia, d'une façon
suffisante pour utiliser adéquatement le mot désignant
cet état dans une conversation, sans avoir personnellement
éprouvé ou ressenti les qualia qui l'accompagnent
/ C, 75-76 /
- Solipsisme sémantique / C, 76 /
- Si la compréhension du vocabulaire mentaliste suppose
l'introspection d'un quale, nous ne pouvons alors savoir
si les autres éprouvent de la douleur, voient le rouge,
etc.
- Argument de L. Wittgenstein contre la possibilité
d'un langage «privé» / C, 76-78 /
- Le vocabulaire désignant les sensations et états
mentaux introspectibles est donc supposé référer
à des phénomènes strictement subjectifs
et personnels, restreints à l'individu qui éprouve
cet état mental
- Critique: impossibilité d'un vocabulaire ou langage
strictement subjectif
- Nous apprenons à utiliser adéquatement un vocabulaire
et un langage en l'utilisant avec d'autres personnes qui nous
montrent comment l'utiliser et qui nous corrigent quand nous
faisons des erreurs de langage ou de vocabulaire.
- Et pour être utilisable de façon adéquate
dans une conversation, les mots doivent avoir un sens public
commun aux gens qui les emploient, sinon les gens ne peuvent
se comprendre.
- Comment savoir si on utilise bien et sans erreur, d'une fois
à l'autre, le même mot pour identifier le même
état subjectif si nous n'avons pas de critère d'erreur
indépendant de nous?
- Il faut donc un critère d'erreur indépendant,
commun aux individus qui se parlent et, alors, public.
- Attention: Churchland propose ici une solution qui semble
inacceptable / C, 78 /
- Ou les états mentaux dont on parle dans nos conversations
sont déterminés sémantiquement par des caractéristiques
observables (des comportements, des situations), et alors on
a un behaviorisme philosophique qui ramène la signification
du vocabulaire des états mentaux à des conditions
observables publiquement
- Ou, comme le suppose Churchland, l'exactitude de la reconnaissance
et de l'identification verbale des états mentaux est déterminée
sémantiquement par la présence associée
d'autres états mentaux non observables publiquement par
autrui.
- Dans ce cas, on revient à l'objection initiale pour
ces autres états mentaux. Comment puis-je savoir si le
vocabulaire désignant ces autres états mentaux
est utilisé sans erreur? Il y a une régression
infinie.
- Les états mentaux ne peuvent se valider entre eux
de façon uniquement privée et permettre en même
temps une conversation publique qui soit autre chose qu'un babil
psychologique ("psychobabble") illusoire telle qu'on
le retrouve trop souvent dans certains discours du VÉCU
psychologique, conscient ou inconscient. / GF, 1-5 /
- Vocabulaire mentaliste populaire comme
constituant un réseau conceptuel théorique / C, 78-85 /
- Nature de la théorie de la "
théorie populaire de l'Esprit "
- Le vocabulaire mentaliste constitue les concepts théoriques
d'un cadre conceptuel théorique comme dans toute autre
science. / C, 78, 96-97 /
- Nature du vocabulaire théorique et théorie
du réseau sémantique (théorie réticulaire
de la signification) / C, 78-79, 96-97, 106-107 /
- Une théorie est un ensemble d'énoncés
ou d'affirmations.
- Certains de ces énoncés réfèrent
à des phénomènes empiriques à décrire,
prédire, contrôler et expliquer
- D'autres énoncés réfèrent à
des entités ou propriétés postulées
par la théorie pour expliquer ou prédire les phénomènes
empiriques. Ces entités et propriétés postulées
sont les concepts théoriques de cette théorie.
- D'autres énoncés sont généraux
et définissent des relations, lois ou règles prédictives
ou explicatives qui relient
- les phénomènes empiriques entre eux
- les concepts théoriques entre eux
- les concepts théoriques et les phénomènes
empiriques entre eux
- Les concepts théoriques n'ont pas de définition
simple, explicite et claire qui détermine de façon
nécessaire et suffisante leurs conditions valides d'emploi.
Ils sont, au contraire, définis implicitement par leur
réseau de relations, lois ou règles prédictives
ou explicatives
- Modèle déductif nomologique
de l'explication / C, 79-81 /
- Expliquer consiste à fournir un argument logique ou
quasi-logique où
- une ou des prémisses contiennent l'explication potentielle,
c'est-à-dire une loi (nomos) générale
- une ou plusieurs autres prémisses définissent
les conditions d'application concrète de la loi générale
- le phénomène concret est expliqué par
la conjonction des deux types antérieurs de prémisses
- Prédire un phénomène consiste à
appliquer la même démarche / C, 81 /
- Certains éléments des prémisses sont
implicites et partagés par les individus / C, 81 /
- La psychologie mentaliste populaire constitue un tel système
théorique reliant des comportements observables, des états
mentaux inobservables par autrui et leur contexte situationnel
- Elle vise à expliquer et prédire le comportement
des individus et leurs états mentaux
- Elle est constituée d'une série de règles
générales apparentées à des lois
naturelles / C, 81-83 /
- Question des qualia / C, 83-84
/
- Oubli des qualia dans la théorie
- 2 façons d'intégrer les qualia
- Rôle mineur des qualia dans la signification
de certains concepts mentalistes / C, 83 /
- Impossibilité alors de savoir si ces concepts ont
la même signification d'un individu à l'autre
- Rôle épistémologique personnel important
des qualia dans l'utilisation individuelle de concepts
référant à ses états sensoriels conscients
/ C, 84 /
- Mais aucun rôle sémantique interpersonnel des
qualia dans la communication avec autrui
- Intentionnalité et attitudes propositionnelles
/ C, 85-89 /
- Nature de l'intentionnalité / C, 86 /
- Certaines activités mentales (croire, être conscient,
espérer, voir, préférer, etc.) réfèrent
à un objet externe à ces activités
- Elles s'expriment sous forme de propositions
- Cette intentionnalité distinguerait ce qui est mental
ou "psychique" de ce qui ne l'est pas
- Explication matérialiste de l'intentionnalité
- Avoir un contenu qui réfère à quelque
chose d'autre que cette activité consiste en ce que ce
contenu s'insère dans un réseau computationnel
et inférentiel complexe / C, 86-87 /
- Ressemblances entre la structure logique des théories
mentalistes populaires et celle des théories physiques
/ C, 87-89 /
- Relations entre les concepts et phénomènes
en termes de lois / C, 88 /
- Relations de la conception de la théorie
mentaliste populaire (folk psychology) comme réseau théorique
sémantique aux théories ontologiques / C, 84-85
/
- Théories dualistes
- Théories matérialistes
- Arguments contre la conception théorique
de la psychologie mentaliste populaire
- Ambiguïté du vocabulaire
mentaliste ordinaire
- Effets littéraires utiles de cette ambiguïté
- "Quand on mange son prochain, pourquoi celui qu'on
mange est-il celui qu'on aime pas et qu'on ne peut pas digérer"
(Jacques Lemieux, animateur radio à CFGL)
- mais souvent intraduisibles dans une autre langue
- Effets scientifiques catastrophiques de cette ambiguïté:
erreur de catégorie / RG, 22 /
- Variétés et contradiction
des théories mentalistes selon
- La culture (occidentale ou autre)
- La langue (exemple, problème de traduction du livre
de Ryle, / RG, 28 note 1, 111-112 note, 127 note 1, 137 note
1, 151 note 1 / )
- La discipline intellectuelle: exemple de la responsabilité
individuelle par rapport à ses actions et leurs conséquences
- Si la psychologie mentaliste populaire est une théorie,
- C'est une théorie pleine d'ambiguïté,
de contradictions et d'absences d'explication adéquate
de beaucoup de phénomènes psychologiques importants
- Elle semble plus être une théorie fournissant
une justification sociale, interpersonnelle des actions des individus
LE PROBLÈME ÉPISTÉMOLOGIQUE
- INTRODUCTION / C, 91 /
- LE PROBLÈME DES AUTRES ESPRITS
/ C, 92-93 /
- Nature du problème / BD, 1 / C,
92-93 / RG,
14-15, 21 /
- Impossibilité théorique d'observer l'existence
d'autres Esprits que «le nôtre».
- Les seuls phénomènes observables chez autrui
sont leur corps et leurs comportements
- Pourtant, le psychologue mentaliste a la certitude de l'existence
d'autres Esprits que le sien
- Cette certitude est alors fondée ou justifiée
par quoi?
- Variation populaire du problème
- Dans le film When Harry meet Sally, lors d'une conversation
au restaurant, Sally demande à Harry comment il fait pour
savoir que la femme à qui il fait l'amour ressent vraiment
un orgasme. Harry répond qu'il le voit. Alors, Sally «mime»
un orgasme. Comment Harry peut-il savoir alors que Sally n'éprouve
pas un orgasme au restaurant? Surtout que, dans le film, une
autre cliente ayant vu Sally «avoir» un orgasme,
demande au serveur de lui apporter la même chose qu'il
a servi à Sally. En général, comment savoir
que l'autre ne fait pas semblant, semblant de nous aimer, semblant
de regretter, semblant d'aimer le repas qu'on lui sert, semblant
d'apprécier un spectacle, etc.?
- Solutions possibles au problème
des autres esprits
- Inférence de l'existence d'un
Esprit chez autrui à partir de leurs comportements / C,
92, 95 /
- Cette inférence n'est valide que si on accepte le
behaviorisme philosophique qui réduit la nature des phénomènes
mentaux à des formes complexes de comportements et de
relation des comportements à leur environnement
- Elle suppose donc la fausseté du dualisme ontologique,
de la psychologie mentaliste et des réductionnismes matérialistes
- L'inférence de la présence de l'existence d'un
esprit chez autrui à partir de son comportement implique
la validité du behaviorisme philosophique qui affirme
que le vocabulaire mentaliste réfère fondamentalement
à des comportements :
- Attribution d'un état ou processus mental = Présence
de tel type de comportements puisque ce sont les comportements
pertinents qui définissent l'état mental.
- Le behaviorisme philosophique n'identifie pas les états
mentaux à des processus ou états biologiques mais
à des comportements. Les processus ou états biologiques
ne sont pas comme tels des comportements.
- Les matérialismes réductionnistes ne sont pas
compatibles avec le behaviorisme philosophique puisqu'ils ignorent
les comportements en passant directement aux états et
processus biologiques
- Alors l'inférence de l'état mental à
partir du comportement est incompatible avec un réductionnisme
matérialiste.
- Il faut noter cependant que le behaviorisme philosophique
est compatible avec un matérialisme non réducteur
qui préserverait une notion de comportement non réductible
à seulement des processus ou états biologiques.
- Argument par analogie / C, 93-94 /
- Nature:
- J'ai un Esprit et des comportements. Mon Esprit est la cause
de mes comportements. / BD, 1 /
- D'autres individus qui me ressemblent physiquement ont les
mêmes comportements que moi.
- Je peux et dois généraliser mon cas particulier
à ces autres individus. / BD, 1 / C, 93 /
- Donc, ces autres individus ont aussi un esprit qui est la
cause de leurs comportements
- Critiques de l'argument / C, 93-94 /
- Généralisation inductive à partir d'un
cas unique / C, 93 /
- Nous ne pouvons pas supposer chez autrui l'existence d'états
ou de capacités mentales
- si nous ne les avons pas nous-mêmes (problème
de l'aveugle ou du sourd qui ne peut alors supposer que d'autres
voient ou entendent) / C, 94 /
- si les autres ne nous ressemblent pas physiquement (un type
d'anthropocentrisme)
- Importance alors de différences physiques, biologiques
et psychologiques:
- "Problème" du Concile de Trente: les femmes
ont-elles une âme immortelle comme l'homme puisqu'elles
sont biologiquement différentes (voir la parodie
fondamentaliste) (sexisme)?
- Problème de l'esclavagisme: les noirs ont-ils une
âme comme la nôtre puisqu'ils n'ont pas notre couleur
(racisme) ?
- Problème de l'intelligence et de la conscience chez
les animaux non humains (specisme,
"speciesism")
- Problème des extraterrestres
- Problème de l'intelligence artificielle / C, 97 /
- Nous pouvons expliquer l'inférence par la conception
de la psychologie mentaliste comme un simple
réseau sémantique reliant des comportements, des
états mentaux et leur contexte situationnel. Le postulat
de l'existence d'un Esprit chez d'autres individus manifestant
certains comportements ne peut alors être justifié
par cette théorie, puisque le réseau sémantique
suppose au départ une connaissance externe. / C, 94 /
- Mais, si nous considérons la psychologie populaire
comme étant vraiment une théorie psychologique
empirique, reliant des comportements observables, des états
mentaux et leur contexte situationnel, nous pouvons la traiter
comme n'importe quelle autre théorie empirique et attribuer
des états mentaux (un Esprit) aux autres individus si
cette théorie explique et prédit bien nos comportements
et ceux d'autrui, et cela mieux que n'importe quelle autre théorie.
/ C, 96-97 /
- LE PROBLÈME DE LA CONSCIENCE ET
DE LA CONNAISSANCE DE SOI / C, 98-107 /
- Introduction / C, 98 /
- Conception traditionnelle
- Nature / C, 100-101 / RG, 12, 13-14,
15 /
- Différence fondamentale avec la perception du monde
extérieur
- Accès indirect, médiat du monde extérieur
- Accès direct, immédiat du monde mental
- Transparence de l'Esprit à lui-même
- Impossibilité d'erreur dans la conscience de soi (incorrigibilité
et infaillibilité de la connaissance introspective de
soi)
- Arguments pour la conception traditionnelle
/ C, 101 /
- Accord avec l'épistémologie empiriste classique
- Plausibilité intuitive
- Absence de régression continuelle avec le caractère
immédiat de la conscience de soi (pas de sensation de
sensation de sensation)
- Comment peut-on se tromper sur l'existence de notre propre
douleur?
- Arguments contre la conception traditionnelle
/ C, 101-106 /
- Importance adaptative évolutive de percevoir mieux
son environnement externe que ses états internes / C,
101-102 /
- Pas de raison biologique de postuler que les mécanismes
de perception de soi sont fondamentalement différents
de ceux de la perception du monde extérieur
- Or la perception extérieure est souvent trompeuse
et erronée
- Argument par l'ignorance / C, 102 /
- Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas comment on peut se tromper
qu'on ne peut pas se tromper
- Possibilité d'erreurs autres que les erreurs de médiation
ou / C, 103 /
- Réversibilité de l'identification ou du jugement
sensoriel / C, 103 /
- Erreur d'attente / C, 103 /
- Aucune preuve de l'absence d'intermédiaires dans l'introspection
ou la perception interne puisque
- nous ne connaissons pas la nature du processus introspectif
en jeu et
- le fait que nous n'en percevions pas n'est pas une preuve
de leur absence / C, 104 /
- Effet de la durée de présentation / C, 104
/
- Effet de mémoire / C, 104 /
- Illusion dans le rêve / C, 105 /
- Évidence des erreurs dans l'identification de nos
désirs, de nos croyances et de nos émotions / C,
105 /
- Pourquoi la connaissance de nos sensations devrait-elle être
infaillible alors que la connaissance des autres états
mentaux serait faillible? / C, 105 /
- Erreurs des explications introspectives de nos comportements
(Nisbett et Wilson) / C, 105 /
- Introspection comme explication théorique mentale
empirique / C, 106 /
- Comme construction hypothétique et inconsciente de
nos comportements, états physiologiques et situations
de vie
- Basées sur les concepts de la psychologie mentaliste
populaire (folk psychology)
- Possibilité empirique que la psychologie mentaliste
soit fausse
- Conception contemporaine de la nature
de la conscience de soi / C, 98-100 /
- Connaissance de soi
- États physiques et mentaux
- Capacité de discriminer et identifier les divers états
- Degrés de conscience de soi
- Influence de la pratique et de l'apprentissage, de la valeur
(validité, précision, ampleur des phénomènes
couverts, etc.) du cadre théorique de cette connaissance
de soi / C, 98 /
- Variable selon les individus et selon les phénomènes
connus / C, 99 /
- Relation à la perception et à la connaissance
du monde extérieur / C, 99 /
- Utilité adaptative et évolutive / C, 99-100
/
LE PROBLÈME MÉTHODOLOGIQUE
- IDÉALISME ET PHÉNOMÉNOLOGIE
/ C, 109-114 /
- Historique
- Idéalisme subjectif et idéalisme objectif /
C, 110 /
- George Berkeley / C, 110 /
- Emmanuel Kant / C, 110-111 /
- Impossibilité de connaître le monde tel qu'il
est (noumène), nous n'en avons qu'une perception
indirecte par ses apparences «phénoménales»
(phénomène)
- L'Esprit humain impose un ordre inné à nos
«perceptions» des phénomènes, ce qui
fait qu'on ne peut percevoir, concevoir ou comprendre le monde
que de certaines façons, telles la géométrie
euclidienne ou la physique de Newton / C, 111 /
- Différence entre réalité empirique et
réalité transcendantale
- Le monde mental est aussi un monde construit par notre Esprit
qui ne se perçoit donc pas directement tel qu'il est
- Phénoménologie / C, 112-113
/
- Postulats: La connaissance de l'Esprit
n'est possible que par de méthodes radicalement différentes
de celles qui permettent la connaissance du monde extérieur
/ C, 112-113 /
- Le monde perceptuel familier, Lebenswelt, est le
produit de nos façons innées de percevoir et de
comprendre et du cadre conceptuel appris dans notre culture
- La connaissance scientifique est le résultat des activités
structurantes de l'Esprit et nous éloigne des phénomènes
psychiques originaux purs
- Il faut retourner à cette expérience originelle
pure pour connaître l'Esprit en la dégageant des
apports appris
- L'Esprit tend à se connaître
- Critiques de la psychologie
- Objectiviste
- Introspectionniste
- Types de théories phénoménologiques
- Georg Hegel / C, 113 /
- Progression historique de l'Esprit vers la connaissance totale
de lui-même dans la fusion du moi individuel subjectif
avec le moi des autres individus et avec le monde extérieur
- Edmund Husserl / C, 113 /
- SCIENCES COGNITIVES / C, 119-123 /
- Nature
- Conception matérialiste fonctionnaliste de l'Esprit
- Conception de l'Esprit comme un système formé
de processus internes logiques ou formels / C, 119-120 /
- Ce système traite des «informations» sur
le monde qui l'entoure ou sur sa propre structure ou son propre
fonctionnement
- Il explique les processus cognitifs
- Il explique les comportements
- Tout système formel peut être automatisé
/ C, 129 /
- Machine universelle de Turing / C, 134-135 /
- Approche descendante ou «top-down» / C, 124 /
- Deux approches différentes
- Psychologie cognitive
- But: / C, 120 /
- Expliquer les processus cognitifs (perception, mémoire,
intelligence, langage, etc.) par l'action de processus internes
de nature computationnelle
- Critères méthodologiques
- Construire un système conceptuel formel qui reproduit
le lien entre les entrées (inputs, stimuli ou situations)
et les sorties (output, comportements) des processus cognitifs
/ C, 120-121 /
- Existence de multiples systèmes formels permettant
cela
- Éliminer parmi les systèmes efficaces possibles
ceux qui ne reproduisent pas dans le détail (vitesse,
erreurs, séquence et évolution de réponses,
etc.) le comportement ou le processus étudié / C, 121 /
- Accord ou cohérence du système formel avec
les caractéristiques biologiques et physiques de l'organisme
étudié / C, 121-122 /
- Intelligence artificielle / C, 122-123
/
- But
- Construction de systèmes formels capables d'accomplir
certaines tâches complexes ou «intelligentes»
- que les humains accomplissent ou non (ils peuvent faire des
choses que les humains sont incapables de faire par eux-mêmes
sans ces systèmes)
- de la manière la plus efficace possible même
si ce n'est pas de cette manière que procèdent
les humains.
- Historique / C, 127-128 /
- Critiques de l'approche / C, 123 /
- Pas d'unité de la conscience ou de l'Esprit
- Fractionnement de l'Esprit et de la conscience en sous-systèmes
différents et relativement indépendants
- Vision intellectualiste de l'Esprit
- MATÉRIALISME MÉTHODOLOGIQUE
DES NEUROSCIENCES
- Nature / C, 124 /
- Approche ascendante ou «bottom-up»
- Étude du système nerveux en fonction
- Plus que la dissection de cerveaux morts
- Analyse électroencéphalographique, imagerie
«médicale», brain scan, etc. du cerveau normal
et anormal en action
- Reconstruction du fonctionnement du cerveau sur une séquence
d'organismes de plus en plus complexes
- Collaboration avec la psychologie
- Historique / C, 124-125 /
- Mécanismes possibles
- Connexionnisme et traitement parallèle (Parallel distributed
processing (PDP), neural network) / C, 154-155, 194-196, 203-206
/
- Critiques / C, 126 /
- Matérialisme qui ignore l'Esprit et la psychologie
mentaliste populaire
FIN DE LA MATIÈRE
DU PREMIER EXAMEN
1. Cependant, les profanes peuvent détecter
les relations empiriques observables entre le comportement et
son environnement
Mais cette détection peut se faire par simple observation.
Elle ne présuppose pas ni ne justifie pour autant une théorie
mentaliste.
|
Références citées
/ BD, 1-2,
/ BJ, 1-15
/ C, 24-27, 28-29 ,50-51, 66-67, 69-71, 78-81, 81-83, 96-97,
106-107
/ RG, 11-13, 12, 15, 19-20, 22, |
Dates des révisions |