Appelons-le Pascal. Il est enseignant, il a 18 ans de scolarité, et il n'est pas d'accord avec Mme Francine Boulet qui est enseignante aussi. La chicane porte sur l'équité salariale. Mme Boulet milite pour que les profs les plus scolarisés soient les mieux payés. Elle présume qu'ils délivrent un meilleur enseignement. Ce que j'en pense ? Rien. De toute façon, ce n'est pas mon sujet... Cessez de m'interrompre, laissez-moi finir de vous exposer la chose, vous allez tout comprendre.
La CEQ, le syndicat des profs, ne partage pas la conception de l'équité salariale de Mme Boulet. Sur son site Internet, Mme Boulet reçoit des courriels de syndiqués qui lui font part de leur désaccord. C'est du courriel de Pascal dont je vais parler ici, - Pascal qui trouve que 18 ans de scolarité, c'est bien assez.
Sauf qu'il écrit « scolaritée » avec un « e »,
« Aujourd'hui, dit-il, les nouveaux enseignants arrivent dans le système avec 17 ans de scolaritée. L'objectif de la scolarisation est donc atteint. » Avec un « e » à scolarité, rien n'est moins certain. Une simple faute de frappe? J'y ai pensé aussi, sauf que plus loin, Pascal écrit aussi :
Je ne parle pas des accents manquants presque partout, des barbarismes et autres peccadilles. La lettre se termine sur un impétueux coup du clairon : « Encourageons la compétence »
Yeeessss, comme dit ma petite voisine en fermant son petit poing.
Dix-huit ans de scolaritée. C'est mon meilleur titre depuis longtemps. Ce « e » de trop, une lettre qui vaut mille maux, les mille maux de l'école d'aujourd'hui.