VALIDITÉ ET CONTEXTE D'UTILISATION
Un score à un test psychologique n'est utile que s'il est relié à quelque critère externe ou construit théorique ayant un certain intérêt
- En d'autres termes, dans quelle mesure les différences individuelles quant aux scores obtenus reflètent des différences pertinentes quant à une question posée
La validation d'un test a pour but de préciser deux aspects fondamentaux
- Ce que le test mesure
- Avec quel degré de précision il le mesure
De façon très générale, la validité d'un test réfère au degré avec lequel un test «mesure ce qu'il est supposé mesurer»
- Mais plusieurs facteurs, théoriques et pratiques, justifient l'utilisation des tests psychologiques et chacun de ceux-ci colore différentiellement la notion de validité
- Par exemple, la validité concerne les différents aspects soulevés par les questions suivantes:
- Jusqu'à quel point le test accomplit les objectifs pour lesquels il est utilisé?
- Quel construit est mesuré par le test?
- Quelles interprétations peut-on faire des résultats obtenus au test?
- Qu'est-ce qui peut être prédit à partir des scores au test?
- Le test fournit-il des informations pertinentes pour prendre des décisions?
- etc.
Il n'y a donc pas de définition absolue de la validité d'un test, puisque cette validité dépend du contexte d'utilisation de ce test, des fins pour lesquelles il est utilisé et des questions auxquelles il tente de répondre
- Exemple extrême: un thermomètre médical risque de fournir une mesure «valide» de la température de votre corps, mais fort probablement «invalide» de votre compréhension de la psychométrie
- C'est donc dire qu'un test n'est jamais valide en soi, mais c'est plutôt son utilisation spécifique qui est valide ou invalide
- De façon globale, la validité d'un test réfère donc à la «pertinence des inférences que l'on tire des résultats fournis par le test»
Pour établir la validité d'un test, diverses démarches sont utilisées
- Elles reposent toutes sur la démonstration des liens entre la performance au test et d'autres «observations» de la caractéristique que l'on tente de mesurer
- C'est pourquoi, encore ici, les «coefficients de validité» prennent la forme de coefficients de corrélation
- Classiquement, on distingue trois grandes méthodes de validation (i.e. pour établir la validité) d'un test, dans un contexte donné
- Validation de contenu: représentativité de l'échantillon de comportements
- Validation de construit: cohérence avec la «structure théorique»
- Validation critériée: relation avec un critère externe
- Puisque la validité d'un test dépend du contexte d'utilisation, toute information concernant cette validité devra nécessairement être accompagnée de la description des spécificités de ce contexte
- De plus, lors d'utilisations ultérieures du test, toute déviation par rapport à ce contexte risque de nuire à la «validité» de ce test
Il importe de bien distinguer la validité de la fidélité
- Il ne s'agit plus de s'interroger sur la reproductibilité de la mesure, mais bien sur sa pertinence par rapport à une certaine «question»
- Rappelons cependant qu'un test peu fidèle ne peut pas être très valide, quoique la fidélité ne soit pas un gage de validité
En terme plus technique, on peut illustrer (grossièrement) le problème de la validité en se rappelant la notion de score «vrai»
- À la partie précédente, on avait le score au test (Xt) comme somme du score «vrai» (Xv) et de l'erreur de mesure (Xe), i.e.
- Ici, c'est comme si on décomposait le «score vrai» en score pertinent (Xp) et en score non pertinent (Xn), i.e.
- Par conséquent, au total, le score au test s'exprime sous la forme