FACTEURS INFLUENÇANT LA VALIDITÉ
Plusieurs facteurs, associés principalement aux spécificités de l'échantillon de validation, peuvent influencer le degré de validité d'un test
- Par conséquent, toute présentation d'un coefficient de validité devrait être accompagnée d'une description détaillée du groupe auprès duquel ce coefficient fut obtenu (tout comme pour les coefficients de fidélité)
- Ce coefficient ne peut être appliqué, en termes d'indice de validité, qu'auprès de populations comparables à l'échantillon de validation
CARACTÉRISTIQUES DE L'ÉCHANTILLON
Un même test peut mesurer différentes caractéristiques pour différents groupes d'examinés
- Exemple: un test d'aptitudes académiques prédit bien la performance ultérieure des collégiens à l'université, mais, chez les candidats «adultes», il prédit d'abord le temps pris à compléter leur diplôme
- Selon ce que le test mesure, plusieurs caractéristiques peuvent être à considérer, telles que, par exemple
- L'âge
- Le niveau d'éducation
- Le type d'emploi occupé
- etc.
De plus, il est possible qu'un test s'avère valide pour une certaine population, mais pas ou peu valide pour d'autres populations
- Par conséquent, le manuel technique devrait toujours préciser pour quelles populations spécifiques le test peut être considéré comme valide
HOMOGÉNÉITÉ DE L'ÉCHANTILLON
On se rappelle que, «toutes choses étant égales par ailleurs», un coefficient de corrélation est affecté à la baisse lorsqu'on restreint l'étendue de la distribution des scores mis en corrélation (c.f. partie 5.10 du cours)
- Par conséquent, tout comme pour le cas de la fidélité, une réduction d'étendue des scores a également un impact (à la baisse) sur les coefficients de validité (lorsque ces derniers sont présentés sous forme de corrélations)
PRÉSÉLECTION
La présélection des examinés est une difficulté qui nuit à nombre d'études de validation
- Elle résulte du fait que, souvent, il existe, avant même l'utilisation d'un test, des contraintes faisant que seul certains candidats sont sélectionnés pour faire partie de l'échantillon de validation
- Par exemple, lors de la construction d'un test de sélection à l'université, on peut effectivement administrer le test à tous les candidats, mais la mesure du critère (e.g. la performance à l'université) ne sera disponible que pour ceux qui ont effectivement été admis, en fonction des conditions d'admission appliquées à cette période
- Si la procédure d'admission est minimalement efficace, elle sélectionnera les «meilleurs» candidats, provoquant ainsi une réduction d'étendue
- Par l'argument invoqué à la page précédente, cette réduction d'étendue provoquée par la présélection aura pour effet de diminuer (artificiellement) le coefficient de validité du test
- I.e. lorsque, ultérieurement, le test est administré à tous les candidats, sa validité devrait être plus élevée
FORME DE LA RELATION
Rappelons que le calcul du coefficient de corrélation r n'est justifié que si la relation entre les deux mesures impliquées est linéaire (c.f. partie 3.7 du cours)
- Si ce n'est pas le cas, la valeur de ce coefficient est atténuée et peut laisser supposer un certain manque de validité
- Pour éviter ce type de problèmes, il est préférable de toujours observer le diagramme de corrélation pour vérifier la forme de la relation plutôt que de calculer machinalement un coefficient r
FIDÉLITÉ
- À plusieurs reprises, on a mentionné que la fidélité d'un test en limite la validité...