Présentation (PDF 44 k)


La pérennité de l’art contemporain et des arts médiatiques tout comme celle du patrimoine architectural moderne posent des problèmes semblables du fait de la fragilité de bien des œuvres, de l’indétermination formelle de certaines, voire de leur nature éphémère, ou de l’obsolescence des technologies. Les matériaux et les dispositifs nouveaux, souvent expérimentaux qui entrent dans leur fabrication, doivent être remplacés car ils sont trop fragiles ou encore, car ils ne sont plus produits. Par ailleurs, le destin passager de certaines a été programmé : pavillon d’exposition à démolir après l’événement, bâtiments transformables suivant le changement des usages, composants techniques remplaçables, dans le cas de l’architecture; œuvres d’art contemporaines à réinstaller, sinon à fabriquer à chaque présentation publique.

Dans de telles conditions, comment définir l’authenticité, cette valeur cardinale de la pratique de la conservation en art comme en architecture ? Doit-on s’opposer à toute modification de l’œuvre afin de conserver les traces matérielles du contexte socioculturel de sa production ? Ou s’appuyer sur sa dimension conceptuelle qui nous renvoie à l’intention de l’artiste? Ou encore, doit-on favoriser son actualisation en regard des divers usages dont elle est l’objet?

Ce questionnement mérite d’être approfondi. La journée d’études vise à comparer des expériences de conservation et d’exposition ainsi que des horizons théoriques autour de la question de l’authenticité matérielle/conceptuelle des œuvres d’architecture moderne, d’art contemporain et d’art médiatique. Elle s’inscrit dans le cadre des enseignements et des recherches menées sur le sujet à la Faculté des arts. Elle réunira des historiens d’art et de l’architecture, des architectes ainsi que des praticiens de la conservation et de la restauration.

Initiée par le DESS en architecture moderne et patrimoine, la journée d’études est organisée par la Faculté des arts, en collaboration avec l’Institut du patrimoine.

Elle aura lieu de 9 à 17 heures, dans la salle des Boiseries (J-2805), pavillon Judith-Jasmin, 1455, rue Saint-Denis.